Deux petits jours au Paraguay

Les 10 et 11 juillet 2011

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« Maman, s’exclame Titouan à la frontière, regarde, on est en France ! ». Savez-vous pourquoi mon rejeton se croit en France ? … Le drapeau ! Le drapeau paraguayen n’est autre que le drapeau français orienté horizontalement, la couleur rouge en haut. Et comme c’est l’année du bicentenaire, autant dire qu’il y en a partout des drapeaux du pays !

Autre pays, autre monnaie, autre conversion.  Ici, pas de pesos (comme au Chili ou en Argentine) mais des guaranis, nom des indiens qui peuplent le secteur.

Autre architecture aussi. Les maisons en bois colorées nous enchantent. Dans cette verdure, tout semble plus beau.

Les missions jésuites sont situées à une soixantaine de kilomètres de la frontière. Nous y sommes rapidement. Et comme par magie, le beau temps s’est levé. Il fait beau. Chaud.

Située sur un promontoire, entourée de collines, la mission jésuite Jesus de Tavarangüe, a accueilli, à son apogée, 13.000 guaranis sous la protection de trois prêtres jésuites espagnols.

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Il règne sur le lieu une ambiance sereine, un calme sacré ; certes, perturbé par nos deux monstres occupés à faire rouler leurs petites voitures sur les belles ornementations maures de l’église. Grrr !

Le jeune guide qui nous accompagne pour faire la visite sera d’une aide précieuse pour comprendre l’histoire de ces missions (ou reduccions en espagnol) : fin 18ème siècle, les Jésuites ont installé une trentaine de sites religieux dans le secteur (Nord-est Argentin, Paraguay, Est Bolivien et Sud-Ouest Brésilien). Ils ont permis de former des communautés indiennes sous l’autorité spirituelle des Jésuites avec la seule contrainte d’abandonner la polygamie et le cannibalisme mais en gardant leur langue et leur pouvoir de décision. Ainsi fédérées, les guaranis ont pu résister aux chasseurs d’esclaves, aux colons et développer un pouvoir économique tel qu’il « gêna » le roi d’Espagne qui en fit chasser les prêtres quelques années plus tard.

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Puis, nous migrons un dizaine de kilomètres plus loin pour voir la mission jésuite de Trinidad.

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Nicolas reste au camion avec nos fauves qui sont lassés de toutes ces églises. Je passe le portail d’entrée. Je suis seule sur le site. Est-ce la magie de l’endroit ? de me retrouver seule pour profiter du lieu ? Total est que je me sens bouleversée. Je traverse la place. En face de moi, l’église ; sur les côtés les maisons des guaranis. Les bâtiments sont encore plus beaux qu’à la mission précédente. Les maisons des indiens sont quasi intactes, les ornementations de l’église magnifiques.

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Anne-Françoise, j’aurai bien eu besoin de tes connaissances en histoire de l’art pour les apprécier à leur juste valeur ! Je reste le temps qu’il faut pour me remettre de mes émotions. Ce n’est pas tout. Le soir, nous assistons, seuls tous les quatre, à un son et lumières de toute beauté. Le site s’illumine et raconte l’histoire de ces peuples. Le guide nous ouvre la caverne d’Ali Baba, la petite salle du musée où, se trouvent exposées à la portée de tous de belles pièces d’époque. La musique guarani nous transporte, si bien que nous repartons avec un CD. Au petit matin, le brouillard tropical qui se lève donne une allure encore plus mystérieuse au lieu.

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Le trajet

 

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Les pas du Consul

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RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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