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Des villes coloniales et une nature à s’en peler les fesses

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Du 29 janvier au 10 février

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Toujours en compagnie d’Ivan et Fabienne, nous parcourons le Mexique intérieur. De Taxco, deux routes s’offrent à nous : celle de la côte pacifique ou l’intérieur du pays. Sans vraiment hésiter, d’un commun accord, l’équipage agrandi vote pour les villes coloniales de l’intérieur du pays. Volontairement, nous zappons les villes que nous avions visité en 2004 lors d’un précédent voyage au Mexique (lorsqu’Ivan, justement, vivait à Mexico) : Querétaro, San Miguel de Allende, Tepotzlan, Teotihuacán, Pachuca et Mexico. Mais découvrons avec bonheur les petits bijoux que sont Patzcuaro et Guanajuato.

Notre première halte se fera autour du beau lac de Valle de Bravo, dans un décor rappelant les forêts suisses. Mais où sont les cactus au Mexique ??? Nous nous attardons sur le parvis de l’église à la sortie de la messe, les indiennes révélant leurs jupons colorés.

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Nous déambulons dans son ravissant centre colonial, parcourons le marché aux étalages de viandes attrayants (tête de vache sur le comptoir) et croisons des mexicains avec des poupées dans les bras … Mais qu’est-ce ??? L’enfant Jésus a-t-il, lui aussi, droit à son petit tour de marché !?! Au restaurant, à midi, Fabienne et moi, sans raison apparente, nous nous verrons offrir une paire de boucles d’oreilles par la patronne. Surprenant.

Mystère d’une migration

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Quelques kilomètres plus loin, dans la réserve des Mariposas Monarcas (papillons monarques), nous aurons droit à un spectacle inoubliable et exceptionnel. Tous les ans, fin octobre, des millions de papillons Monarques viennent rejoindre les hauts plateaux boisés de cette région du Mexique, après avoir parcouru 4500 km depuis les régions des grands lacs aux USA et Canada. Ils se rassemblent en grappe sur les branches des oyenal (sapins) pour se tenir chaud et se reproduisent au mois de mars lorsque la chaleur est plus marquée. Les femelles, une fois fécondées, partent pour le sud-est des USA où elles pondent leurs larves sur une espèce d’arbre propice à leur développement. Les jeunes papillons rejoindront seuls ensuite les Grands Lacs pour qu’une fois suffisamment mature la nouvelle génération puisse entamer à nouveau un long voyage vers le sud.

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Après une jolie (et quelque peu éprouvante) balade en forêt (humm, que ça sent bon, le pin !), nous avons donc la chance de pouvoir les apercevoir en grappe sur les arbres, par millions.

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Parce que c’est difficilement repérable pour l’œil non averti, on croit les arbres recouverts de mousse au premier regard.

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Pourtant, ce sont bien eux, les papillons monarques, orange blanc et or.

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Puis, le soleil apparaît et les papillons se détachent et s’envolent pour passer les heures chaudes de la journée au soleil. C’est féérique. Pour ne pas les affoler, il nous est demandé de chuchoter. Ils viennent se poser sur nous, nos corps, encore fébriles, leurs ailes engourdies du froid matinal. C’est incroyable.

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Titouan, charmé, s’exclame : « Oh, j’aimerais tant que mes copains voient ça ! ». Le retour de la balade sera tout aussi sportif que l’aller (nous sommes à 3200 m d’altitude) mais les garçons, certainement portés par les ailes des papillons, nous montrent tout leur courage.

Nous passons notre nuit sur le site, au calme et au chaud dans notre Caracol (1ère nuit avec chauffage depuis l’Equateur !) pendant qu’Ivan et Fabienne iront passer la nuit au village voisin.

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Une escapade en pays basque

Une superbe route de montagne en lacets nous amène à Patzcuaro. Belle ville coloniale aux maisons blanches en adobe, aux toits en tuile et aux bas de murs peints en rouge basque.

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Nous nous croyons presque à Saint Jean de Luz !

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Difficile d’être insensible au charme de ses zocalos entourés de bâtisses à arcades, du marché … C’est l’occasion encore une fois de faire le plein de fruits et légumes à la maturité parfaite. Nous raffolons des gros verres de fruits frais coupés. Les mangues sont nos préférées.

On y dégote un endroit bien sympathique pour dormir, en bordure du lac. Ce sera l’occasion de prendre une lancha pour aller sur l’île de Janitzio, véritable piton rocheux, du haut duquel nous jouirons d’une belle vue sur le lac.

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Cul pelé

Le jeune volcan Paricutin est notre étape suivante.

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Notre lieu de bivouac est agréable: nous sommes seuls face au volcan (Ivan et Fabienne dorment à l’hôtel dans la ville proche). Le lieu m’inspire. Je ressors la guitare (oui !) pendant qu’Estéban et Titouan se dégourdissent dans l’aire de jeux. Ce jeune volcan, qui naquit en 1943 (incroyable !) et dont l’éruption a duré plusieurs années, nous apparaît majestueux.

Seul le clocher de l’ancienne église du village, émerge, fixé dans la lave, prisonnier du temps.

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Des fumerolles s’échappent encore des contreforts du volcan.

Au matin, Ivan et Fabienne nous rejoignent pour une balade à cheval jusqu’à l’église. En confiance, nous laissons Estéban seul sur un cheval. Il est fier comme Artaban !

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Au bout d’une petite heure, nous enjambons les compressions de lave autour de l’église.

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Boni, notre guide, nous donne l’envie de rejoindre le cratère du volcan en deux heures de cheval de plus. Fabienne nous propose de garder les enfants et hop, on s’organise, nous avalons deux succulents tacos préparées au feu de bois et l’affaire est dans le sac. Qu’est-ce qui nous a pris ? On était parti pour une petite balade d’une heure et on y gagnera une journée sportive : galop pendant deux heures au milieu des champs de lave et d’avocatiers (la région est capitale de l’avocat), puis ascension (raide !) du volcan à pieds dans le pierrier, tour du cratère (les fumerolles nous réchauffent les semelles !), puis descente du cône dans une pente à 40% sur les cuisses (on retombe en enfance) et deux heures de galop à nouveau. Résultat : trois jours de courbature et le cul pelé ! … mais le sourire jusqu’aux oreilles ;-).

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Nicolas se prend pour John Wayne avec son nouveau chapeau et sa vieille carne qui ne veut pas avancer et Ivan pour Yacari avec son petit tonnerre.

En revenant au camp, terreux et courbaturés, on découvre un pick-up cellule d’une famille de québécois, avec qui Fabienne et les garçons auront eu l’après-midi pour sympathiser : Pascale, Mathieu, Philip et Christophe sont garés à côté de Caracol. Il se trouve qu’ils nous suivent via notre site depuis nos débuts, qu’ils nous « connaissent déjà » comme nous dit Pascale. Nous passons une belle soirée pour les petits comme pour les grands. Eux, ont tout vendu pour faire ce voyage et n’ont pas de date retour : encore plus de liberté ! Ouah !

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Le lendemain, sur la route, la tête de l’amortisseur avant-droit casse à nouveau. Nous la faisons ressouder mais il va falloir penser à les changer pour de bon.

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Avignon au Mexique

Nous arrivons à Guanajuato, encore une superbe ville coloniale, construite à flan de montagne et aux maisons colorées.

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Décidemment, les villes coloniales du Mexique nous réservent toutes de belles surprises. Celle-ci accueille un festival de théâtre le plus célèbre du pays, un peu l’équivalent du festival d’Avignon. On flâne dans la ville, déambule de jolies places aux ravissantes fontaines en rues piétonnes escarpées et pavées.

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Ici, le centre ville est piétonnier. La ville est un véritable gruyère, toute la circulation se fait sous terre, via les anciens tunnels de cette ville minière. L’ambiance y est des plus plaisante, étudiante, décontractée, conviviale. Les rues sont animées de spectacles de rues ou par les callejoneadas, ces rassemblements de musiciens vêtus de costumes espagnols du XIXème siècle qui invitent la foule à les suivre dans les rues de la ville …

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Le soir, comme une habitude, nous nous retrouvons tous les six dans Caracol pour partager une cerveza ou les petits trésors de la cave d’Ivan autour de tacos ou quesadillas. A Guanajuato, c’est devant un coucher de soleil embrasant les collines et les maisons aux façades colorées et rendant le lieu encore plus enchanteur.

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Retrouvailles à Guadalajara

L’heure est aux séparations pour 4 jours avec Ivan et Fabienne. Eux, continuent la route par le nord. Nous, nous nous déroutons vers Guadalajara pour aller voir Jean-Michel, qui y assure à l’Université les 40 heures de cours, initialement proposées à Nicolas mais qu’il a refusé étant en disponibilité.

Nous sommes tous excités de ces retrouvailles. Avec Carina et sa famille, nous retrouvons Jean-Michel au lac de Chapala, le plus grand lac du Mexique.

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Nous passons une belle après-midi. Samuel et Carina sont prévenants et pleins de gentillesse.

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De retour à Guadalajara, Nicolas profite d’être dans une grande ville pour tenter en vain de changer les amortisseurs. Notre modèle ne se trouve pas au Mexique. Mince ! Va falloir trouver une autre solution. Les garçons et moi, nous profitons pendant ce temps de la piscine et du jacuzzi de l’hôtel de Jean-Michel ;-).

En quittant Guadalajara, nous entrons dans la région de Tequila, la fameuse ! Des champs d’agave bordent les routes, occupent les moindres parcelles cultivables.

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Quelle différence entre le Mezcal et la Tequila ? La Tequila est le produit de deux distillations de 100% d’agave bleue dans la zone géographique protégée autour du village de Tequila. Le Mezcal, lui, est produit hors zone, avec de l’agave bleue mais aussi d’autres plantes (canne à sucre etc) et n’est distillé qu’une fois.

Un peu de Pacifique

Nous atteignons en fin de journée le pacifique et Teacapan. Après cette journée de route, nous nous posons dans un RV Park, ces campings pour camping-car américains. Les emplacements sont situés face à la mer. Nous nous mettons à l’écart des gros bus ; notre gros Caracol paraît ici tout mini !

La vue est superbe et donne sur une plage qui l’est tout autant.

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Les garçons se défoulent. Nous nous délassons.

Nous retrouvons Ivan et Fabienne le lendemain sur l’autoroute en train d’écraser avec les roues de leur voiture les pauvres tomates qui tombent des chargements des gros camions (après la capitale de l’avocat, nous sommes ici, dans le pays de la tomate). Assassins !

Nous ne verrons rien de Los Mochis sans regret. Embarquement immédiat.

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A bord du ferry, à minuit, les enfants couchés dans leurs bannettes, nous voguons à bord de notre Caracol sur les eaux de la Mer de Cortès pour rejoindre la Baja California, cet autre Mexique, où nous attendent … les baleines et … qui d’autre ?

La suite au prochain épisode !

CinéCaracol

Le tout en images avec le CinéCaracol.

Itinéraire

Voilà en gros l'itinéraire que nous avons suivi depuis le Taxco.

 

Le trajet

 

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Voyage terminé,

Cliquez sur la carte

pour voir le trajet.


 

Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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