Péninsule Yucatan : le père noël aime les tacos

Du 19 décembre 2011 au 13 janvier 2012

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Le Mexique : ouff ! Après la traversée éprouvante de l’Amérique Centrale, nous rentrons au Mexique le 19 décembre et on compte bien souffler : nous sommes dans le pays pour 3 mois ! 3 mois que l’on compte bien passer à nous régaler. Pépito n’a qu’à bien se tenir. Va y avoir concurrence sur la Téquila !

Une attente pour le moins salée

C’est donc dans la péninsule du Yucatan que nous allons passer les fêtes de fin d’année en compagnie de mes parents qui viennent nous rejoindre à Cancun. Le Yucatan. Un mélange de paillettes et de sacré où se mêlent culture maya, héritage colonial et tourisme de masse.

L’excitation est à son maximum dans Caracol : papi et mamie arrivent dans 3 jours : les petits sont excités de ces retrouvailles et les grands veulent « régler » le maximum de choses avant leur arrivée (lavanderia, dentiste, grandes courses ...). Autant dire que nous ne sommes pas trop à leur écoute.

Nous commençons par les dents : nos loustics n’en ont pas fini avec les caries. Je vous juuure, ils se lavent les dents deux fois par jour avec du dentifrice et une brosse à dents pendant 3 minutes (sabliers à l’appui), mais rien n’y fait. Cette fois-ci, ce sera pour nous que ce sera plus difficile à digérer : 550 euros pour les soins, ça vous parle ? Deux caries (dont une dévitalisation) pour Titouan et un abcès dentaire pour Estéban (générés par les mauvais soins de la dentiste du Costa Rica, entre nous soit dit). Quand on est dentiste, faut s’installer dans le Yucatan ! Il paraît même que ce n’est pas cher pour les Américains qui y viennent se faire soigner, me soutient Angel de Luz. Avec un prénom pareil, remarque, on aurait dû se douter. Ses parents ont trop écouté IMAGES dans les années 80 ou quoi ? Nous en perdons notre voix devant la note et forcément nous n’avons pas assez d’argent sur nous. On fait les fonds de tiroirs, de poches et on dévalise le distributeur d’à-côté et on arrive au compte, sans plus un sou pour le taxi. Mais ce n’est pas tout ! Notre angélito à nous, dixit Estéban, en se débattant, fait tomber le crachoir (le lavabo accroché au siège du dentiste) qui se casse en petits morceaux. Angel de Luz appelle son fournisseur qui lui annonce qu’il faut changer TOUT le siège, qu’il ne fait pas les pièces détachées. Rien que ça. C’est à ce moment-là qu’on se félicite grandement d’avoir tant épluché les contrats (et les astérisques des contrats) d’assurances santé-rappatriement-responsabilité civile avant de partir !

C’est donc plumés que nous nous rendons dans notre premier Walmart. Les supermarchés sont bondés de victuailles. Après onze mois d’Amérique du sud, on en a la tête qui nous tourne et le caddie se remplit de bonnes choses pour faire les fêtes. Nous sommes au paradis : après le désert gustatif que nous venons de traverser, les quesadillas, tacos, soupes, ceviche, tortas sont pour nous un régal !

En remontant vers Cancun, nous faisons deux bivouacs sympas :

La laguna Bacalar et ses eaux turquoises à l’esprit populaire qui nous plait bien.

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Et sur la riviera maya : dans un pseudo camping-cabañas dont les eaux turquoises et le sable blanc nous semblent si bien que nous décidons d’y revenir passer Noël avec papi et mamie.

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« C’est le jour de tes parents … »

Le matin du 23 décembre, Estéban me réveille en me caressant doucement le bras : « C’est le jour de tes parents … » me dit-il de sa petite voix. Et puis, au terme de cette longue journée d'attente, les 17 heures, celles qui proclament leur atterrissage, arrivent !! Nous sommes prêts (enfin, le ménage n’est même pas fait, mais je m’en moque !). Les garçons ont préparé une immense banderole et sont excités comme s’ils étaient sous cortisone à forte dose ( :-0). Vous voyez le topo ???

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Les retrouvailles à l’aéroport sont forcément émouvantes : je suis peut-être encore plus émue que mes loustics. Mon pôpa fait l’effort de surmonter ses craintes pour venir nous rejoindre ... Alors, je peux vous dire, ça valait la peine d’avoir traversé l’Amérique centrale si rapidement rien que pour le plaisir de pouvoir les serrer dans nos bras.

On les laisse prendre doucement leur marque : au camping, ils déballent de leurs sacs les victuailles françaises qui nous manquent tant : saucissons, saucisses de foie, magrets séchés, monticule de tablettes de chocolat Lindt … Du grand bonheur !

Mais ce n’est pas tout : lettre et dessins de l’école, dessins des copains, papi et mamie ont aussi fait les facteurs pour beaucoup de monde.

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Autant d’attention nous touche droit au cœur. Nous ne sommes non seulement pas oubliés mais en plus nous nous sentons aimés et attendus.

Papi et mamie passent une nuit correcte et nous partons vers la Riviera Maya. La plage est tout simplement paradisiaque, nous y passons des journées paisibles sous les cocotiers, le temps à papi et mamie de prendre leur rythme et de profiter des petits enfants. Eux dans une cabaña et nous, à leurs pieds, dans notre Caracol.

Noël au balcon

Passer noël au soleil sous les tropiques, c’est assez déconcertant. Les magasins regorgent de décorations de bonhomme de neige, de père noël en bonnet et gros manteau rouge : quel décalage sous ce soleil de plomb. Comment font-ils les enfants pour gober tout cela ? Libérons le père Noël ! Sous les tropiques, qu'il ait le droit de se balader en bermuda rouge et marcel, mince !

C’est une chance de passer les fêtes en famille, pour des voyageurs comme nous qui avons décidé de nous exiler à l’autre bout du monde. Alors, on savoure.

Vous devinez bien que le 25 le père noël ne nous a pas oublié. Il a même su ouvrir la moustiquaire de la porte d’entrée dans Caracol, ce qui fut la grande crainte d’Estéban, car le mécanisme n’est pas si simple. Et oui, hors de question de dormir porte et fenêtres fermées, il fait trop chaud.

Les cadeaux sont là par milliers.

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La veille, entre le foie gras et les T-Bone, on a dû bien chanter … Le petit bonhomme, Cascabel, Vive le vent, J’aurai que dalle pour mon Noël (la préférée d’Estéban), Noël Jazz … Magali, voilà bien un mois qu’on révisait comme vous à Barzun !

Nous sommes bien gâtés. D’autant plus que le père noël s’est arrêté dans plusieurs maisons du sud-ouest avant de nous livrer tous ses cadeaux. C’est Bizance et abondance !

Parmi les cadeaux, il nous amène à tous, masque, tuba, planches et palmes ce qui nous permettra de bien profiter des fonds sous-marins de la baie.

Au camping, nous sommes bien les seuls à s’exclamer à l’ouverture des cadeaux. Les petits mexicains doivent encore attendre quelques jours : c’est le 6 janvier, avec les rois mages que leur sont offerts les cadeaux.

Nos journées s’écoulent au rythme de la plage, de la plage et de la plage, de bons repas et de sympathiques apéros. Papi et mamie se font vite aux cocktails locaux et à la traditionnelle cervezita.

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Nous quittons tout de même notre QG pour visiter la cité maya de Tulum : le site est magnifique.

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Les eaux sont turquoises, la végétation verte et le soleil est bien présent. Ceci dit les pyramides sont moins grandioses qu’ailleurs et la foule nous donne des boutons. Nous abrégeons la visite.

Nous levons le camp après cinq jours passés dans cet endroit de rêve. Papi ne veut d’ailleurs pas en partir. Il est bien dans son tout nouvel hamac à siroter des cervezitas sous les cocotiers. On va arriver à le convertir … ;-)

Des flamands roses : de quoi bien commencer l’année

Nous migrons une poignée de kilomètres plus loin vers Coba, un autre site maya, un peu décevant car beaucoup de structures sont encore sous la jungle et peu de bâtiments sont restaurés.

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Ceci dit, Coba possède un attrait tout aussi passionnant que ses pyramides : une lagune truffée de crocos.

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Puis nous nous dirigeons vers Valladolid, une jolie ville coloniale à taille humaine, qui présente un bel ensemble de maisons aux tons pastel.

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Et un beau couvent que nous visitons.

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Nous passons la nuit, nous au camping et papi et mamie toujours en cabaña, bonne formule qui nous permet aux uns et aux autres d’être dans la nature et en même temps confortables.

Au matin, nous partons visiter le cenote d’à-côté. Le Yucatan est truffé de ces cavernes calcaires, où l’eau des rivières serpentent avant de se jeter dans la mer des Caraïbes. Il y règne une ambiance zen. Nicolas, Estéban et Titouan s’y baignent tranquillement.

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Nous y serons dérangés par l’arrivée massive de plusieurs bus et de pseudos-mayas pour une représentation « théâtrale » de rituels. Malgré nous, nous nous retrouvons au milieu de ce cirque. Les enfants sont subjugués par les danses, nous, nous ne demandons qu’à fuir. Ce que nous faisons sur le champ.

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De retour au camping, les garçons profitent de la piscine, les hommes bricolent et maman et moi papotons dans un hamac. Si bien que lorsque nous quittons le camp en début d’après-midi le lendemain, c’est un peu tard pour rejoindre le lieu sur lequel nous avons jeté notre dévolu pour passer le réveillon de la nouvelle année : la réserve écologique du Celestun.

La route est monotone. Le paysage est plat, la route est bordée de jungle sèche. Les topés ne nous font pas aimer le trajet. Ces ralentisseurs, aux doux noms de « rompe muelle » (entendez « casse amortisseurs »), dump et autres sobriquets donnés dans les différents pays du sud que nous avons traversé, sont ici plus que pénibles car trop nombreux… A s’en décrocher la mâchoire à chaque passage et à faire tomber les dentiers de mes parents ;-). A croire que la DDE mexicaine possède des actions chez les constructeurs d’amortisseurs ! Faut être pervers pour mettre autant de topés sur de si belles lignes droites !

Nous arrivons donc avec le coucher du soleil dans le petit village de pêcheurs de Celestun. Des travaux dans les rues nous empêchent d’être aussi bien que nous le souhaitions. Et nous sommes sans eau, denrée apparemment rare dans ce coin. Pour la première fois du voyage (et espérons la dernière !), nous remplissons le tank avec de l’eau en bouteille.  La vaisselle et l’eau des toilettes ont un petit goût de luxe.

On se trouve tout de même le lendemain un bout de plage au pied de l’hôtel de papi et mamie pour passer le réveillon du premier de l’an.

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Au matin du 31, nous partons pour un tour en lancha dans la mangrove pour observer les flamands roses : ils sont 50.000 dans la réserve. La plus grande réserve du Mexique. Dans une barque à moteur sponsorisée par la célèbre marque de bières mexicaines SOL (un bon présage ;-), nous voguons sur une eau rouge riche en crevettes microscopiques, nourriture préférée des flamands roses. Les flamands sont d’un rose flamboyant.

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De nombreuses espèces d’oiseaux peuplent également la réserve. Papi et mamie en prennent plein les mirettes. Le tour en lancha deviendra d’autant plus captivant quand notre capitaine foncera sans nous prévenir dans l’épais mur végétal de la mangrove, qui s’avèrera être un passage souterrain.

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Notre après-midi sera occupée par des activités de plage : papi et mamie peaufinent leur bronzage pour faire râler les copains et nous sommes prêts pour fêter la fin de 2011.

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Le village est authentique. Les muñecas (poupées de taille adulte réalisées par les femmes de chaque maison) attendent devant les portes d’être brulées pour enlever les mauvais sorts de l’année passée.

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Les enfants dansent déguisés dans la rue et font brûler des pétards. Leurs parents ont déjà, bien avant l’heure, commencé à arroser la nouvelle année ;-). Y'a de la beuvrerie dans l'air.

Pour nous, sous le store de notre Caracol, les quatre roues posées sur le sable, c’est apéro devant un feu artifice de qualité ;-) préparé par Nicolas (vidéo en preuve) et bonnes victuailles., Au petit matin, alors que nous avons du mal à émerger de notre courte nuit (non pas que nous ayons dansé jusqu’à pas d’heure, mais parce que les jeunes villageois sont venus faire la fête à deux mètres seulement de notre Caracol : faut croire qu’ils aiment les pétards dans le coin !) les garçons ne tiennent plus : il faut casser la piñata !

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Il était hors de question de sortir du Mexique sans avoir laissé nos garnements se défouler sur ce « ballon » rempli de bonbons (oui, je sais, les dents !!). Succès garanti : la piñata ne résistera pas à l’acharnement de nos deux féroces loustics. Quant aux bonbons, ils seront distribués avec parcimonie …

Entre citées mayas et villes coloniales

Nous quittons Célestun pour Izamal, un magnifique village colonial avec beaucoup de charme, tout de jaune vêtu. Son beau couvent nous ravi tout autant que l’ambiance paisible des lieux.

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Nous y dégotons une ancienne hacienda pour y passer la nuit. Papi et mamie dans les chambres, nous dans l’herbe. On se croirait presque dans Zorro.

Puis, une dernière halte dans notre trajet avant de rejoindre Cancun : Chichen Itza, une autre citée maya. Par peur de la foule annoncée (et nous avons bien eu raison) nous faisons la visite à la première heure du matin accompagnés d’un guide. La monumentalité de cette citée maya exhale une odeur d’encens et de sang guerrier, sang des sacrifices humains opérés par les Itzaes. La pyramide du Kukulcan (nom du héros divinisé et certainement gouverneur de Chichen Itza symbolisé par le serpent à plumes) est grandiose.

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Les vieux quartiers, purement maya, retracent l’influence de Chaac, le Dieu de la pluie.

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Et forcément, nous nous extasierons devant l’observatoire astronomique, qui porte le doux nom de Caracol.

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De retour à Cancun, nous trouvons les Pailles au camping (une autre famille française sur les routes depuis trois ans : Fabienne et Olivier pour les parents. Avril (8ans) et Benoît (6 ans) pour les enfants. Les journées s’écoulent entre réparations du Caracol qui se refait une santé (changement plaquettes de frein, réparation du carénage abimé en Equateur) et papotage en échangeant de bons tuyaux tandis que les enfants s’en donnent à cœur joie.

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Le soir, les apéros vont bon train.

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Les moustiques sont au rendez-vous malheureusement et nous mangent la peau toute la journée. Papi et mamie vont repartir bronzés mais boursoufflés !

Le jour tant fatidique où il me faut souffler une bougie de plus que l’an passé arrive. Mon papa et ma maman sont avec moi ! Pour fêter cela, nous prenons le bateau pour les Islas Mujeres. Bon, certes, nous avons un peu l’impression que tout Cancun a décidé d’y aller pour fêter mon anniversaire tellement nous sommes peu nombreux ;-). C’est trop gentil. Où sont les cadeaux ?

Nous faisons les flemmards et parcourons l’île en voiturette de golf, comme de vrais touristes, ce qui nous vaut de bonnes parties de franches rigolades. Qui de papi ou de moi conduit le plus comme un Fangio à votre avis ? 

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A midi, pour fêter dignement mes 36 ans, on se remplit la panse de ceviche, camarones à la plancha, calamares … après quoi la baignade dans les eaux turquoise de la playa norte est grandement appréciée.

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Le soir rebelote. C’est poissons, coquillages et crustacés … livrés dans Caracol. Elle n’est pas belle la vie ?

Le 8 janvier, papi et mamie nous quittent. Nous avons passé un séjour délicieux. Merci à vous d’être venus partager quelques instants de notre vie para-normale. Votre présence nous a fait du bien.

Uxmal nous enchante.

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Le site est plus intime qu’à Chichen Itza. Les bas reliefs sont magnifiquement sculptés.

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Ici, c’est Chaac, le dieu de la pluie, qui domine par son influence. La vue de la pyramide est magique sur la forêt environnante. Le spectacle son et lumière du soir subjugue les garçons. Une chance !

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Notre dernière étape dans le Yucatan se fera à Campeche, ville coloniale dont les jolies façades offrent une belle polychromie.

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Sur ses murailles fortifiées, Estéban et Titouan ont de quoi jouer les pirates en herbe. Notre programme ? Flâner dans les ruelles et visiter le beau musée de la culture maya.

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Au cours de notre promenade, le long des murs multicolores des maisons basses (côté ombre !), nous découvrons sa douceur de vivre et la gentillesse de ses habitants, et nous savourons notre chance d’être ici, sous le soleil du Yucatan.

Et pendant ce temps-là du côté des enfants ...

CinéCaracol

Le tout en images avec le CinéCaracol.

Itinéraire

Voilà en gros l'itinéraire que nous avons dans le Yucatan.

 

Le trajet

 

googlemapsExemple

Voyage terminé,

Cliquez sur la carte

pour voir le trajet.


 

Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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