Là où Hannibal aurait été fort désappointé

Bonne année!

Mais de quel Hannibal parle-t-on donc ici vous demandez vous ? Et bien de celui de l’Agence Tout Risque évidemment (ils avaient un camion eux aussi…).  Oui, je sais, ça ne fait pas très « in », mais on a la culture qu’on peut. Et pourquoi parle-t-on ici d’Hannibal ? Et bien à cause de sa phrase fétiche : « j’adore qu’un plan se déroule sans accroc ». Et bien, dans notre cas, le plan semble être truffé d‘accrocs…


Je résume. Nous avions fait le choix de partir en bateau pour accompagner notre camping-car dans sa longue descente maritime jusqu’à Buenos Aires.  Les arguments étaient nombreux en faveur de ce choix : possibilité de surveiller le camping-car contre les vols, facilité pour dédouaner le véhicule à Buenos Aires, intérêt pour un type de voyage vraiment particulier, etc. Nous avions donc demandé un départ du Havre début janvier. Nous n’avions eu qu’un billet pour le 18 janvier. Ce départ a commencé à déraper (les aléas du transport maritime…) vers le 26, puis le 27 janvier.  Jusque là, tout va bien.


Mais, dimanche dernier, surprise ! Le site de la compagnie indique que notre bateau est prévu pour le 2 février et … qu’il ne s’arrête plus à Buenos Aires, seul port où on pouvait débarquer. Bon, sur le coup, nous sommes un peu abattus, mais nous avons pensé que c’était une erreur d’affichage. A tort, à tort …


Nous sommes donc finalement partis de Toulouse en direction du Havre, via Auch, Bordeaux et la Bretagne, le cœur un peu lourd. La route que nous avons prise était pluvieuse… Tout à coup, au bord de la route, surgit un nuage de couleurs (un beau bouquet de ballons multicolores) et trois fous sautant en l’air en agitant une pancarte…  Et sur cette pancarte, notre logo Caracolhome au milieu de dessins. Tiens, serait-ce pour nous ? Freinage, demi-tour, et nous voilà sur un parking en compagnie de la Bruel’s Family venue nous faire une surprise. Un vrai moment « poulet rôti » (j’expliquerai plus tard ce qu’est un concept « poulet rôti »). Merci les amis, vous nous avez donné un grand élan !

La surprise

et sous la pluie en plus

Quelques heures plus tard, nous ferons une escale chez nos amis gersois où nous embarquerons un cinquième passager, le Consul de Caracolhome (pourquoi Consul ? Sophie le saura …). Promis, nous lui ferons voir du pays.

Le consul de Caracolhome

Requinqués, voilà que, sur le chemin, la compagnie nous appelle pour nous dire qu’effectivement le Grande Brasile ne s’arrête plus à Buenos Aires et qu’elle nous a redirigé sur un bateau partant le … 17 février !!! Gloups ! Nous avons 24 heures pour dire si on accepte de partir quand même. Bien sûr, nous sommes sur la route, sans internet.


On réfléchit vite aux diverses possibilités (peu nombreuses, en fait, y’en a que deux !)

  1. On part sur ce fameux bateau et on attend encore plus d’un mois en France. Ce qui implique aussi d’abandonner une partie du voyage à cause de l’arrivée tardive à Buenos Aires (fin mars).
  2. On envoie le camion en fret le plus tôt possible et nous, on prend l’avion. Coup de téléphone à un transitaire du Havre. Bonjour, quel est le prochain bateau pour Buenos Aires et est-ce qu’il reste un peu de place pour un camping-car dessus ? Il me faut une réponse avant demain matin. Sandrine Mercier d’Autotrans a été super sur ce coup. Autre question : est ce qu’il y a des vols pas trop chers ?

La tension monte à bord de Caracol. Les engueulades vont bon train. Le niveau de décibel est bien élevé dans l’habitacle. Les petits en prennent pour leur grade. Mais, joie du hasard, nous devons dîner ce soir-là chez les Espacla. Nous les prévenons que notre moral est au plus bas. Nous en repartirons gonflés à blocs. Encore là aussi, Merci les amis !


Bon, ce n’est pas tout de faire la fiesta, mais on a une décision à prendre. On réfléchit, on pèse le pour et le contre. Un point qui influe sur la décision (surtout pour moi), c’est que nous avons quitté la maison depuis la fin novembre. La tournée des « au-revoir » fut sympathique, gastronomique, hépatique, éthylique … mais ça suffit. On a hâte de le commencer, ce voyage. J’ai peur que l’attente soit vraiment pénible.


Nous optons finalement pour le départ le plus rapide. Adieu « La croisière s’amuse », adieu Goeffer et les cocktails d’Isaak, les fantasmes de Nadège sur le capitaine du bateau, la musique en montant à bord, au revoir le puzzle de 1000 pièces du papa noël à faire à bord pour nous occuper, tant pis pour les cours de guitare (dernière envie de Nadège : se mettre à la guitare, ça va donner … ).


Libérés des tracasseries de réservation  (en moins de 24 heures, nous aurons trouvé un vol Paris-Buenos-Aires via Rome et une place pour Caracol sur un bateau partant le 21 janvier (enfin, si tout va bien ! hi hi hi …), nous amorcerons enfin le voyage le 28 janvier à 7H00 du matin. On a même trouvé une famille d’accueil sur Paris pour attendre l’avion ;-).


Il nous ne nous reste juste qu’à vider le camping-car, le recharger sans les affaires que nous amènerons avec nous et à le sécuriser au mieux, trouver un logement à Buenos Aires, porter le camping-car au Havre en espérant que les grèves seront terminées avant le départ du bateau … tout ça en 4 jours. On peut dire que le plan s’est déroulé avec quelques accrocs…

bricolage

Ivan le terrible

En vidant Caracol, nous retomberons sur toutes vos gentilles marques d’attention, vos cadeaux. Equipés comme Mac Gyver et aussi bien approvisionnés qu’une superette (Merci les amis, merci !), c’est émus que nous consoliderons Caracol avec des tonnes de milliers de vis et de contreplaqué, histoire de préserver tout ce petit trésor.

Les cadeaux

Au fait, j’oubliais avec tout ça de vous souhaiter une bonne et heureuse année à tous ! Qu’elle vous soit douce et belle.

 

Le trajet

 

googlemapsExemple

Voyage terminé,

Cliquez sur la carte

pour voir le trajet.


 

Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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