Festival des couleurs

Du 4 au 9 juin 2011

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Encore une fois le noroeste argentin nous a enchanté à travers un festival de couleur.

Vous vous souvenez ? Nous avons quitté Salta pour Tilcara, où nous avions rendez-vous une dernière fois avec les TROPETO et les SUPERSONIC (Sandrine et Manu les parents, Corentin et Mathis, les enfants). Les SUPERSONIC rentrent en France attaquer une nouvelle vie. Et pour mieux fêter nos retrouvailles, quoi de mieux qu’une cazuela ? C’est donc à cette occasion, Félix, que Perrine et moi, en suivant scrupuleusement ta recette, nous avons préparé ce délicieux plat.

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Faut dire que les SUPERSONIC étaient bien contents de cette initiative : ils sont arrivés à 21h, exténués de plus de 10h de route (ils venaient directement de San Pedro de Atacama au Chili, les fous !). Et nous voici repartis à nous raconter des anecdotes amusantes, des idées de trajet, de visites et … toujours plus si affinités. Les enfants, heureux de se retrouver, profitent à fond du camping et des vélos. Nous passons donc trois belles journées et soirées ensemble (dont deux qui se terminent tard encore une fois).

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Les enfants ont droit à plusieurs nouvelles histoires de Sandrine et même aux Marshmallows grillés au feu. Sandra, c’est à cette occasion, que les Supersonic, fans de jeux de société, nous initient au Times’Up. Une bonne partie de rigolade ! Nous sommes prêts à vous défier Jérome & toi … ça va être chaud, chaud !

Une matinée, les enfants gentiment gardés par Perrine et Sandrine, nous visitons en amoureux, la Pucara (forteresse) de Tilcara. Un grand bol d’air ! Merci encore les filles.

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C’est donc avec émotion que l’on se quitte définitivement. Les enfants, tristes de se quitter, se prennent respectivement en photo et nous, nous en faisons une belle de groupe.

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Et puis, nous revoilà partis tous les quatre en famille sur les routes. Ca fait du bien aussi. Faut dire que ça faisait 10 jours que cela ne nous était pas arrivé. Nous commençons par la Quebrada de Humahuaca dont la palette de couleurs, changeantes tout au long de la journée, est inscrite au Patrimoine de l’UNESCO.

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Les visages des habitants sont de plus en plus marqués et typés. La population est ici quechua. Le village de Humahuaca avec des rues pavées et ses maisons en adobe, est magnifique, plus typique que Tilcara (très touristique).

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Les arbres ont laissé leur place aux cactus cardon.

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Nous passons le tropique du capricorne ; nous remontons à des latitudes plus connues.

Non loin de là, nous nous arrêtons pour manger. Et nous nous rendons compte que notre tuyau d’alimentation en eau s’est cisaillé contre l’alu du réservoir d’eau. Il nous aura fallu pas moins de six mains pour faire rapidement une réparation de fortune au scotch armé.

Notre prochaine destination, la Laguna de los Pozuelos à quelques kilomètres de piste de là. Sur notre passage, la poussière de terre s’infiltre dans l’habitacle (Y’en a tellement qu’on en mange en parlant, c’est pour dire ! Grrrrr ! Mon humeur est, comment dire ? … électrique).

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Le paysage à l’arrivée m’enlève toute mauvaise humeur. C’est la puna, la plaine d’altitude. Flamands roses, oies, toutes sortes d’oiseaux et des vigognes (cousines des guanacos) peuplent la lagune.

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Nous croisons nos premiers lamas. Nous sommes seuls à des kilomètres à la ronde. C’est le bonheur. Tout simplement magique.

Nous sommes à 3700 m d’altitude, plus haut que nos chères Pyrénées. Par peur d’une nuit trop fraiche, nous mettons le chauffage à fonctionner toute la nuit. La température est descendue à – 6°C. Le chauffage a bien marché, nous aurons presque trop chaud.

Le lever de soleil est féérique sur la lagune. Le ciel se teinte de couleur rose. Nicolas brave la fraicheur matinale pour prendre quelques photos.

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Nous sommes vigilants sur la quantité d’eau ingurgitée par les enfants et l’acclimatation à l’altitude se passe bien cette fois.

Pendant que Titouan finit ses devoirs, nous tentons d’approcher les vigognes, enfin, autant que possible avec un petit garçon qui agite bien haut son bras pour les saluer ! Autant dire qu’elles nous fuient dés qu’on les approche d’un peu trop prés.

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Une tempête de vent (et donc de poussière…) se lève en début d’après-midi et nous chasse de là.

Nous quittons à regret ce paradis pour Pumamarca et sa montagne aux 7 couleurs.

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Ce sera une belle surprise. Ne nous y méprenons pas, Pumamarca est très touristique. Pourtant, nous sommes sous le charme. Peut-être parce que notre bivouac est bien sympathique (nous dormons au milieu de ces montagnes polychrome sous la constellation du scorpion)

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et que la balade que nous faisons enchante petits et grands.

La route qui nous mène vers la Chili grimpe de 1800 m de dénivelé en quelques kilomètres. Le moteur de Caracol chauffe à 95°C, alors Nicolas … met le chauffage ! Efficace. La température redescend à 80°C en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire. Bon, l’inconvénient c’est qu’il fait une chaleur à crever, alors on ouvre les fenêtres.

Le vent souffle fort à notre arrivée aux Salinas Grandes (c’est un salar, c’est à dire un désert de sel formé par l’assèchement de l’océan à la création des Andes). Pourtant rien n’annulera notre séance photos. Nous nous amusons à déjouer les perspectives.

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Les grands presque plus que les petits, occupés à se chipouiller leurs bolides et tracteurs en tous genres. Nous voulons rester là pour la nuit. Nicolas se pose non loin des pistes (il faut faire attention sur ces étendues de sel, les couches de sel peuvent se révéler fragiles). Un argentin arrive avec son pick-up et nous propose gentiment de nous enfoncer encore plus loin. Ce que nous faisons sur ses conseils. Il repassera encore deux autres fois pour voir si tout va bien, si on ne manque de rien. Voilà un bel exemple de la gentillesse des argentins, encore une fois. La nuit a été fraiche : -6°C, mais le vent s’est calmé, ce qui est bien confortable. Au petit matin, tout est calme. Le soleil est radieux.  Nous en profitons pour sortir les vélos. Estéban, enchanté par ces beaux paysages, fait ses premiers tours de roues sans les roulettes. Nous sommes fiers de lui. Vélo de grand sur les Salinas Grandes, ça claque ! (peut-être pas autant que sur le salar d’Uyuni, mais bon, tout le monde ne peut pas s’appeler Espacla … ;-).

La route qui nous mène vers la frontière chilienne oscille entre 2500 et 4400 m d’altitude où paissent lamas, vigognes, moutons, chèvres et ânes.  Le côté chilien est encore plus beau, mais ça, ce sera pour une prochaine fois…

CinéCaracol

Et maintenant, voici le CinéCaracol.

 

Le trajet

 

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Voyage terminé,

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Les pas du Consul

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RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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