Le noroeste argentin

Du 18 mai au 3 juin

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Entre rencontres et asados, nous voilà dans le noroeste argentin. Des paysages encore une fois magnifiques et de belles soirées, voici le résumé de ces quinze derniers jours.

La route qui mène à Chilecito est magnifique. Elle traverse la Cuesta de Miranda de toute beauté. Nous longeons avec Caracol une route à flan de montagne dont certains passages sont très scabreux.

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Nous arrivons un peu tard à Chilecito et trouvons un parking pour dormir à côté des toutes nouvelles terrasses de Portesuelo et de leur Christ illuminé. Nous sommes bien gardés ;-).

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Le lendemain, une visite au Museo del Cabecarril s’impose. Au début de XXème siècle, afin de permettre l’extraction d’or, d’argent et de cuivre dans la sierra de Famatina (montagne située au pied de Chilecito), une entreprise allemande fut engagée pour construire un téléphérique de 35 km reliant la ville à la mine située à 4603 m d’altitude !

Les garçons fascinés par ce musée, ont beaucoup aimé voir les gros écrous d’un mètre de longueur servant au téléphérique, un téléphone portable de l’époque,

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les machines à écrire, les pompes à eau et les wagons à minerai qui attendent en silence le nouveau fonctionnement du site …

En faisant le plein, Nicolas s’aperçoit qu’un de nos pneus arrières (toujours le même !) fuit. Super ! Pas de chance c’est un des deux pneus neufs que nous avions fait mettre avant de partir, le Michelin Agilis, spécial machin chose super cher et super bien … Ahh, le ripio de la Cuesta de Miranda…

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La gomeria (réparateur de pneu) veut bien nous le réparer mais pour le garder comme roue de secours uniquement. Alors, voilà mon homme effectuer son premier changement de roue !

Devant ces entrefaits, nous restons donc une nuit de plus à Chilecito, capitale du Gino et des mobs aux pots troués. Là, plus qu’ailleurs, nous aurons vu une quantité impressionnante de vieilles voitures pourries (genre Fiat Uno cabossée) tunnées (avec lumière bleue sous le bas de caisse et les baffles sur le toit avec le son à la thèque, of course) et de mobylettes du même type à pot percé. On s’est même demandé s’il n’y avait pas cette semaine-là à Chilecito la fête du Gino (comme d’autres bleds ont les foires aux côtelettes ! ;-)).

Quelques 200km plus loin, nous nous arrêtons à Londres, la plus ancienne colonie espagnole de la province remontant à 1558 et aussi terre de résistance des Diaguitas, les indiens de la région. Loin du parallèle avec la capitale de l’Angleterre (ici, un peu plus de 2000 habitants), son nom commémore le mariage du prince d’Espagne avec Marie Tudor, reine d’Angleterre en 1555. Nous y visitons les émouvantes Ruines incas d’El Shincal.

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Ce sont nos premières confrontations avec les incas. Les enfants, fans des Citées d’or, adorent. Pourtant, elles sont peu restaurées et nous en verrons des plus belles en nous dirigeant plus au nord des Amériques. Mais incontestablement, il se passe quelque chose. Nous passons la nuit, là, sur le site.

Non loin de là à Belen, nous passons la matinée à faire des emplettes dans un magasin d’artisanat plutôt haut de gamme. Ce sont nos premiers achats. Nous avions prévu une après-midi thermes un peu plus loin, or, il s’avère que les thermes en question sont en plein milieu d’un chantier qui soulève des montagnes de poussière. Alors, nous poussons encore plus loin, trop loin. La route 40 n’est pas asphaltée et nous la trouvons bien longue. Nous arrivons fatigués à Santa Maria. Le petit musée archéologique de la ville nous requinque à nous les grands mais excite encore plus les petits qui ne comprennent pas les explications de la visite et sont un tantinet intrigués (angoissés ?) par ces urnes funéraires où les Diaguitas mettaient les bébés et enfants morts avec de l’eau et de la nourriture pour leur vie dans l’au-delà. Le musée en possède une collection impressionnante.

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Le lendemain, nous mettons le cap 15 km plus loin sur Aimacha del Valle et nous restons dans le thème. Après un bon déjeuner dominical dans un resto mexicain (humm !), nous visitons le magnifique musée de la Pachamama (la déesse de la terre, vénérée les indiens d’Amérique du sud).

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Ce musée est l’œuvre du très controversé Hector Cruz, artiste de la région. Partout dans le musée, on peut voir ses sculptures, peintures et tapis. Mais la partie la plus spectaculaire du musée, à notre goût, se trouve dans ses bâtiments eux-mêmes et dans les mosaïques de cailloux (ramenés de la montagne après 3 jours de marche) qui représentent Viracocha, le grand Dieu Inca, la Pachamama, les Dieux Soleil et Lune, les chamanes…

Un peu plus loin, nous arrivons aux Ruines de Quilmes, ruines de la cité des indiens Diaguitas, contemporains des Incas, qui ont échangé avec ces derniers et résisté pendant 130 ans aux assauts des conquistadors.

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Seulement 15% du site est restauré, mais il est facile de s’imaginer cette cité jadis. Les garçons nous posent encore beaucoup de questions.

En arrivant sur Cafayate, nous trouvons sur la route des bodegas. Cafayate est connue pour son vin blanc sec et fruité, le torrontes. Nous nous arrêtons dans une pour faire une dégustation.

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Encore une, vous nous direz ! Nous sommes reçus comme des rois. Si leur torrontes est assez bon, leurs vins rouges ne nous satisfont pas. Nous repartirons tout de même avec quelques bouteilles de torrontes dans nos placards.

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En ville, un artisan glacier réputé, propose des glaces et sorbets variés dont un sorbet au torrontes. Allons goûter cette fameuse glace au vin ! Il nous aura fallu patienter jusqu’à 21h30, heure à laquelle l’artisan ouvre ses portes. On n’a pas trop les mêmes horaires… mais bon, pour de bonnes glaces, on va faire un effort.

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Cafayate est très touristique. Nous croisons beaucoup de français en ville. Dont la famille Maso (Vous vous souvenez ? La famille, qui au début de notre voyage a eu un accident … à qui nous avons prêté main forte. Et bien, ils sont repartis sur les routes quelques temps après, leur camion plus ou moins réparé).

Nous décidons de continuer la route ensemble. Nous sommes de 25 mai, fête nationale ici en Argentine. Nous tombons sur la grande cérémonie commémorative de l’indépendance et les défilés d’apparats des différentes écoles, congrégations …

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Nous restons là, happés par le spectacle des enfants et tous leurs beaux costumes.

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Allez, c’est pas tout, mais on a de la route. Et quelle route ! Elle passe par la Quebrada de Cafayate, vallée de toutes les couleurs, où on peut admirer des pics, pointes de roche rouge, un rocher en forme de crapaud, un amphithéâtre (formation rocheuse où l’acoustique est tellement bonne qu’y sont organisé de petits concerts de musique).

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Nous retrouvons avec plaisir sur la route Aurélie et Emilien, croisés un peu plus tôt et qui viennent de se taper un aller-retour à Iguaçu de 40 heures de bus ! Chapeau, mais il faut avoir la pêche… Nous trouvons un petit bivouac sympa au milieu de belles formations rouges.

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Pour nous rendre à Salta, nous avons la possibilité de rester sur cette route ou d’emprunter une autre route tout aussi spectaculaire (et en ripio !). Nous avons le temps. Nous rebroussons chemin. Et prenons cet itinéraire (soit un raccourci de 200 km de plus ;-)).

Nous traversons la Quebrada de las Flechas ; les formations rocheuses s’élancent comme des flèches vers le ciel.

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Nous bivouaquons ensemble dans ce paysage magnifique autour d’un beau feu de bois.

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Le lendemain matin, au moment de partir, Nicolas, un tantinet stressé, sent le coup arriver … nous nous enlisons dans le sable ! Nous sortons les plaques de désensablement et en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, nous nous sortons de là (efficaces les plaques de M. Cazaban !). Il nous faudra par contre plus de temps pour rétablir le moral du Caracolpater

Nous reprenons la route jusqu’au petit village tranquille de Molinos, pour remplir le frigo et nous en profitons pour visiter son église. De beaux piments rouges sèchent au soleil, de quoi titiller nos narines asséchées par la poussière environnante. Nous arrivons enfin à Cachi, la jolie, après trois belles journées tranquilles à profiter du temps présent et de ces beaux paysages.

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Allez, assez trainé, direction Salta. La route est encore une fois belle. Elle traverse le Parc Los Cardones et sa mystérieuse vallée Encantada.

Et pour redescendre vers Salta, nous empruntons la Cuesta de l’Obispo qui nous fait perdre en moins de temps qu’il faut pour le dire 1500 m de dénivelé.

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Nous avons du pain sur la planche à Salta, la grande ville du coin : Nicolas veut faire vérifier les amortisseurs et les freins du Caracol et réparer nos pneus (ou en changer ?).

Et bien, ce sera chose expédiée entre deux apéros et deux asados : Caracol est en très bon état d’après le garagiste : pas besoin de changer nos freins ni les amortisseurs !. En effet, nous nous retrouvons à 4 camping-cars français au camping (!) dont les célèbres TROPETO. Et c’est reparti pour de bonnes soirées rigolades, petits et grands étant heureux de se retrouver.

Nous visitons tout de même cette belle ville à l’architecture coloniale et en profitons pour faire quelques emplettes. Les trois hommes de l’équipage se coiffent de beaux chapeaux. Nous décidons de faire de grandes courses de vivres en ville. Fallait pas ! Nous nous retrouvons encerclés de voitures sur le parking du supermarché et impossible de sortir pendant une bonne demi-heure ! Nicolas, impatient de retrouver les amis pour l’apéro, a du mal à trouver gentiment nonchalante l’ambiance argentine, cette fois-là !

Le camping est truffé de voyageurs de toutes nationalités. Petite anecdote : nous nous ferons prendre en photo par Ana & Daniel, un couple argentin (équipé d’un gros Mercedes) devant Caracol qui trouve muy lindo notre beau camion. Echange d’adresse mails, de site internet et d’adresse (nous sommes invités chez eux à Buenos Aires quand nous le voulons).

Allez, on quitte Salta et les Maso.  Les TROPETO et nous, avons rendez-vous un peu plus au nord à Tilcara avec une autre famille française (les GOSSES, surnommés les Supersonic, ceux rencontrés à Bariloche) pour leur dire au revoir (ils rentrent en France dans un petit mois). Mais ça, c’est une autre histoire … que je vous narrerai dans le prochain épisode.

Avant cela, nous faisons escale aux thermes d’eaux chaudes de Reyes. C’est merveilleux. Nous, qui rêvions d’un bon bain, nous voilà servis. L’eau est bien chaude, on se prélasse.

Et du côté des petits, c'est par là...

CinéCaracol

Et maintenant, voici le CinéCaracol.

Nous vous parlons souvent des Tropeto's. Voici un petit bonus pour vous racconter en image nos rencontres...

Itinéraire

Voilà en gros l'itinéraire que nous avons suivi depuis Villa Union.

 

Le trajet

 

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Voyage terminé,

Cliquez sur la carte

pour voir le trajet.


 

Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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