Les Andes : dentesque & dantesque !

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Du 1er au 18 mai 2011

Ne voyez pas dans le titre de cet article une faute d’orthographe. Il est bien question ici de dents (celles d’Estéban et celles des dinosaures du parc Ishigualasto, comme vous pourrez le constater dans la suite du récit) mais aussi de la beauté extraordinaire des Andes qui nous offre ses sommets les plus hauts. Mais revenons pour être plus précis au 1er jour du mois de mai.

Le GPS tricote dans la montée vers la frontière (4500 m d’altitude).  Quatre tampons plus tard sur nos passeports, nous sommes revenus en Argentine.

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Parc National Aconcagua : Nicolas fête son anniversaire, c’est le plus heureux des hommes. Nous pensons beaucoup à toi Jean, ce jour-là et à ton ascension de ce mythique plus haut sommet des Amériques (6962m) l’an passé.

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Nous effectuerons une promenade, qui nous amène un peu plus loin que le deuxième mirador aménagé, en compagnie de Delphine et Julien qui font un tour du monde d’un an en sac à dos et des parents de Julien venus les rejoindre pour 3 semaines. Une belle balade qui nous amène plus près de l’Aconcagua (à 3100 m d’altitude, l’équivalent du sommet du Maupas !) bien qu’il reste bien loin encore.  Il nous faudra y revenir sans les enfants pour en faire l’ascension !

Nous dormons à 2800 mètres d’altitude. Au petit matin, il fait -5°C dehors. L’air est rare. Nous mettons le chauffage à fonctionner toute la nuit pour la première fois du voyage.

Le paysage de la descente vers Mendoza est tout simplement époustouflant. Les roches sont tantôt d’un rouge flamboyant ou d’un ocre éclatant.

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A Punta del Inca, nous ferons un bref arrêt pour aller voir cette curiosité rocheuse, pont naturel emprunté par les incas pour traverser les Andes.

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Puis Nicolas fera son petit tour mensuel dans un cimetière et pas n’importe lequel une fois de plus, celui des alpinistes morts pendant l’ascension de l’Aconcagua. Emouvant …

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Quelques kilomètres plus bas, à Mendoza, nous ne ferons rien d’exaltant. Une petite visite des cinq places de la ville.

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Mais surtout, les dents d’Estéban méritent un petit tour chez le dentiste. Diagnostic : 4 caries !!! dont 2 belles qu’il faut soigner immédiatement. Notre petit homme saura à, seulement 3 ans ½ , ce que signifie la roulette, la fraise et la gentille dentiste aura beau lui nommer ses instruments « Buzz l’éclair » ou « le train », le pauvre aura eu bien mal.

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Après cet intermède de 4 jours pendant lequel nous sommes restés au camping, nous revoilà sur les routes. Direction le Parc El Leoncito, qui possède un observatoire. Nous aimerions pouvoir observer les étoiles.  L’atmosphère dans ce parc est particulièrement pure (300 jours/an sans nuages) et compte tenu du fait qu’il est en plein désert, il n’y a pas de pollution lumineuse. Parfait ! Parce que nous avons parcouru tout Mendoza le matin pour trouver du gaz et faire le plein de vivres, nous arrivons de nuit dans le parc. Nous nous garons devant les cabanes des gardes du parc, exténués. Le lendemain matin, pendant l’école de Titouan, Nicolas sort se promener avec Estéban et il tombe sur qui ? … Les TROPETO ! qui ont dormi 100 mètres plus loin…

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Et nous revoilà repartis pour 3 jours ensemble dans ce beau parc.

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Trois belles journées rythmées par une balade pour aller voir une cascade, le ramassage du bois pour l’asado du soir, la construction d’une cabane, une rencontre improbable avec Gaëlle et Cédric, toulousain et ariégeois de cœur (expatriés pendant 5 ans à San Juan et maintenant à Santiago au Chili), des tours de roues en veux-tu en voilà ... et une visite du fameux observatoire mais de jour !

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L’observation des étoiles n’est pas possible. Il faut la réserver à l’avanceL. Nous sommes très déçus, d’autant plus que nous nous étions prévus une bonne soirée entre adultes. Ce sera l’occasion de voir quand même un énorme télescope, qui nous vaudra une multitude de questions sur son fonctionnement de la part de Titouan. Notre lieu de bivouac est paradisiaque. Nous squattons face aux pics enneigés qui culminent à plus de 6000 mètres.

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Les soirées s’écoulent au rythme de la guitare que Thomas manie mieux que moi, de l’observation des étoiles (Thomas est un passionné de la constellation du scorpion Wink et des asados plus ou moins bien garnis mais toujours bien arrosés !

Il fait très chaud. Les nuits sont fraîches. Nos enfants sont des vrais sauvageons, noirs de terre dés le premier quart d’heure dehors le matin. On dirait des mineurs ! Satanée poussière qui s’infiltre partout, partout dans l’habitacle...

Le manque de vivres nous fait lever le camp. Nous traversons ensemble la jolie vallée de Calingasta. Sur la route, nous nous arrêtons voir le Cerro Alcazar, sorte de château de pierre.

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Et nos trajets se séparent à San Juan. Les TROPETO décident d’aller vers le nord, nous, le sud-est pour aller dans le Parc National Las Quijadas. Nous nous recroiserons plus au nord ; à bientôt les z’amis.

A San Juan, région viticole, nous nous arrêtons dans une cave pour faire une dégustation. Bon, la dégustation n’est pas aussi bien garnie que celle que nous avions faite au Chili, mais la visite est courte mais intéressante et les vieux outils (pressoir, filtre, barrique, embouteilleuse) passionnent nos enfants.

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Bref, tout cela ne nous met pas en avance et nous arrivons une fois de plus de nuit dans le Parc National Las Quijadas. Fallait pas ! La route est longue et monotone. Les enfants, revigorés après un Toy Story, sont excités sur les derniers kilomètres. A l’entrée du parc, Estéban veut conduire sur les genoux de son père. Celui-ci obtempère mais en roulant à 20 km/h. Nos phares n‘éclairent pas bien. Et bam, un petit veau, à cornes (ça a son importance !), nous percute à l’avant, ébloui et terrorisé par nos phares. Il faut dire que, vu la tranquillité du parc, il ne doit pas voir beaucoup de voitures et encore moins qui roulent de nuit. Voilà donc Caracol avec son premier « accroc», rien de bien grave mais de quoi faire grimper l’humeur du patriarche bien haut dans les tours !!! Rassurez-vous le veau n’a rien … On l’aurait bien mangé, pourtant ! Car nous n’avons rien à manger dans le camping-car. Enfin, rien … ne vous inquiétez pas papis & mamies, on nourrit les petits ! On a bien sûr des pâtes et du riz, mais pas de viandes, ni de légumes, ni de laitages. Nous devions passer un contrôle sanitaire avant de rentrer dans le parc. Et que sont les contrôles sanitaires ?  Ce sont des postes de police (ou pas) situés à l’entrée d’une province, où les gentils messieurs-dames, montent dans Caracol, ouvrent le frigo et confisquent tout ce qu’on n’a pas le droit d’importer dans la province en question, souvent de la viande, des fruits et légumes (et la liste change à chaque fois !). Les raisons ? Eradiquer le vers du fruit, la fièvre aphteuse, la mouche tsé-tsé, le scarabée jaune à pois bleus …

La terre rouge du parc nous enchante.

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Ce parc nous rappelle les grands parcs américains. L’immensité de dame nature à perte de vue. Nous faisons deux jolies balades aménagées qui nous permettent d’avoir une belle vue sur le cirque.

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Puis les enfants motivés, nous faisons également une très belle randonnée de 2h30 pendant laquelle nous avons la chance d’apercevoir de beaux condors. La rando s’appelle « Los guanacos », nous n’en verrons pas un seul. En revanche, le parc est truffé de cactus. Il fait chaud, très chaud.

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Le parc nous offre à la tombée de la nuit un superbe coucher de soleil que nous admirons depuis le promontoire aménagé.

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Le lendemain sur le long chemin retour, nous faisons halte au sanctuaire de la Difunte Correa.

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Il faut dire que nous avons appris à la connaître cette défunte.  Partout sur les bords de routes, depuis notre départ de Buenos Aires, nous rencontrons de petits chapelles et autels, les uns colorés de rouge à l’effigie du Gaucho Gil (un gaucho qui a lui aussi sa légende), les autres parsemés de bouteilles plastiques en l’honneur de la Difunte Correa. Alors, explications (tirées du guide Lonely Planet) :

Pendant les guerres civiles des années 1840, elle suivit les déplacements du bataillon dans lequel était enrôlé son mari malade. Elle transportait des victuailles, de l’eau et surtout leur fils bébé. Lorsque ses réserves furent épuisées, elle trépassa. Les muletiers qui trouvèrent son cadavre, découvrirent que le bébé tétait toujours le sein de sa mère. La survie de son fils est le premier d’une longue série de miracles qui lui sont attribués. Les pèlerins (et en particulier les chauffeurs de camions qui sont particulièrement fervents) déposent, à côté des autels qui lui sont consacrés, des bouteilles d’eau censées étancher sa soif.

A Pâques, le 1er mai et à Noël, ce sont des centaines de milliers de personnes qui viennent ici, déposer des offrandes en échange de toutes sortes de demandes, toucher les fesses de ce bébé qui porte bonheur.

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Après une longue route, nous voici au Parc Ischigualasto, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, surnommé la Vallée de la Lune. Paysages irréels et lunaires, truffés de fossiles nous attendent.

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Nous y ferons une visite décevante car en convoi (nous n’avons pas le choix, c’est le fonctionnement de ce parc pour éviter les pillages) avec des arrêts imposés et minutés.

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Nous nous mettrons les derniers de la file pour profiter un maximum du site, en trainassant un peu mais bon …  pour ma part ça me gâche tout ! Et puis, nous avions choisi de faire la dernière visite de la journée pour avoir les belles lumières du soir … et le soleil s’est couché plus vite que prévu (le farceur !), nous serons dans l’ombre la dernière partie du trajet. Dommage !

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Le petit musée sur les dinosaures nous consolera le lendemain. Et c’est là que les dents du Herrerasaurus (cousin du Tyrex) nous impressionnerons. Estéban arrive à la conclusion que dentiste pour dinos est un métier dangereux !

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Nous retrouvons nos amis les TROPETO à Villa Union (petit village sans réel intérêt) sur la place d’une station service. Pas très glamour comme endroit mais y’a des jeux pour enfants, des barbecues, de l’ombre, du wifi et le boucher du village a de la viande à se rouler par terre,  alors … on reste là deux nuits, histoire de m’améliorer encore à la guitare sous les conseils de Thomas, de papoter et papoter encore ….

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Les enfants se font des copains. Roberto et ses deux frères viennent jouer avec eux sur la place. C’est émouvant de voir nos enfants s’exprimer en espagnol.

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Des enfants adorables, qui rangent les Légos une fois qu’ils ont fini d’y jouer, un grand frère qui va chercher le pull de son petit frère pour qu’il n’ait pas froid … Le rêve…

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Le dimanche, par hasard, nous irons voir une course de lévriers. Y’aurait pas un rodéo, plutôt ? C’est plus typique. Et bien, les courses de lévriers, apprendrons-nous, c’est la spécialité de la province de la Rioja, où nous sommes. Soit. Nous nous sentons plus regardés que les lévriers, en fait. Ca, pour sûr, c’est typique. On se croirait des étrangers dans une fête de village du fin fond ariègeois ! Seuls quelques gamins oseront nous parler.

Le lundi, nous levons le camp et nous nous séparons encore une fois, pour mieux nous retrouver. Nous voulons tenter d’éprouver les prouesses de notre Caracol en altitude à plus de 4000 m.

Direction la Laguna Brava. Elle est un peu spéciale, cette laguna : d’autres voyageurs s’y sont risqués et ont fait demi-tour ; faut s’enregistrer au bureau de la gendarmerie avant d’y monter ; la route est réputée difficile ; huit ruisseaux sont à franchir ; on monte à 4380 m d’altitude… Nicolas aime les défis et veut tester notre Caracol avant le Sud Lipez en Bolivie, alors …

Nous décidons pour nous acclimater de dormir à 3000 m, juste avant le début de l’ascension, là où la route asphaltée laisse sa place au ripio. Nicolas parti pour faire une balade sur les sommets alentours (histoire de dépasser la hauteur de son sommet luchonnais fétiche : le Maupas), je reste avec les enfants dans Caracol. Arrivent à notre hauteur deux 4x4 de cinq policiers chacun, qui déclenchent leur sirène pour me demander de sortir (peuvent pas toquer comme tout le monde ?). Et là encore, ils sont alarmants : on ne peut pas dormir à cette altitude car il fait très froid la nuit (oui, mais on a le chauffage ! Ah, alors …), faut faire boire les enfants, faut monter doucement (bon, notre véhicule s’appelle Caracol …), attention, y’a 8 rivières à passer … Bref, même si j’ai trouvé qu’ils faisaient extrêmement bien leur travail, leurs précautions ont de quoi m’inquiéter d’autant plus que je ne maîtrise pas l’espagnol et que ce sont 10 gros bras que j’ai en face de moi. Ouf, Nicolas redescend de sa montagne et les rassure. Nous sommes équipés (roues de secours, plaques de désensablement, antigel dans le gasoil, eau, vivres et chauffage dans le camping-car …) et nous connaissons un peu la montagne et les risques liés à l’altitude. Ils nous laissent dormir là mais nous envoient une heure après les gardes qui nous font signer une décharge (rassurant !!!!).

Le lendemain, un brin angoissés, aux aurores (c’est-à-dire à 9 heures Laughing. Exceptionnellement on fait sauter l’école !), nous commençons l’ascension. Au premier passage de ruisseau, nous rencontrons de la boue ! Bon. Caracol passe comme un chef. Quelques mètres plus haut, au deuxième ruisseau, le porte moto touche à l’arrière (ah, le porte à faux !), au quatrième tambien ! Mais c’est tout !! Les 1400 mètres de montée se font bien, sans effort. La route est bonne, bien meilleure que la carretera australe ! Caracol monte bien malgré l’altitude et voilà mon Nicolas rassuré.

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Ce sont nos corps à Estéban et moi qui ont du mal à supporter l’altitude, arrivés à la laguna. Estéban fera un petit malaise après avoir couru avec son frère. Nous prenons la décision de redescendre après le déjeuner et le « Mille Bornes » le plus haut auquel il nous ait été donné de jouer.

Côté beauté des paysages, on vous laisse déguster. Les images valent mieux que de longs discours ! Sachez seulement que c’est notre TOP 1 depuis le début du voyage (à égalité avec Torres del Paine).

La vie à bord (épisode 2)

Après bientôt 4 mois de voyage, voici nos ressentis.

Nous ne savons plus ce que c'est de se lever avant 8h30Laughing. La journée commence généralement lorsqu’Estéban crie de sa chambre « j’ai faim ! ». Nos journées sont rythmées par l’école, les visites ou balades, la préparation des repas, le ramassage du bois pour l’asado par les garçons pendant que je fais un peu de guitare, et puis, bien sûr dans une moindre mesure, la recherche de la lavanderia (pressing), les courses, le plein d’essence, une connexion wifi …

Nous constatons que nous préférons de loin les bivouacs en pleine nature aux séjours en ville. Nous dormons très peu en camping, pourtant nous ne trouvons plus pathétique de dormir dans une station service ...

Le moment que nous préférons par-dessus tout, c’est la préparation de l’asado, dans lequel Nicolas commence à devenir maître, et bien sûr l’heure de l’apéro Wink.

L’école se passe beaucoup mieux (merci encore Sandrine pour tes conseils). Titouan travaille volontairement et avance à grand pas. Il commence à connaître le BLED par coeur et l'adore toujours autant Laughing. Quant à Estéban, il faut presque le freiner sinon, nous aurions déjà terminé le programme de l’année prochaine.

Les enfants n'aiment toujours pas prendre de douche et aimeraient bien que Nicolas installe une baignoire dans Caracol. Vous croyez que c'est possible ?

Je m'applique à travailler la guitare (presque) tous les soirs mais mes progrès se font au rythme caracolesque.

Nous n'avons regardé que 3 films sur les tonnes de milliards de DVD que nous avons emporté. Par contre, notre boîte e-mails ne désemplie pas et nous aimons toujours autant vous lire. Alors, merci à vous pour vos nombreux messages.

Nos enfants grandissent et nous le constatons à vue d’œil. Pour Titouan, la langue n’est plus un problème pour qu’il se familiarise avec des garçons de son âge : « Como te llamas ? Mi, es Titouan ! Soy francès. » sont généralement les premières phrases qu’il emploie pour engager la conversation. Ensuite, c’est du langage universel fait de gestes et de mots auxquels il rajoute un a ou un o à la fin. Nous sommes fiers de lui. Estéban, plus réservé au premier abord, laisse faire son frère et profites !

C'est un luxe de les voir grandir, de voir le monde à travers leurs yeux, leurs réflexions. C'est un luxe de pouvoir prendre du temps pour observer ses enfants ... Nous les redécouvrons, au-delà des "étiquettes". Ceci dit ça ne résout pas tout. La proximité 24H/24 a aussi besoin de soupape de sécurité que sont parfois les rencontres que l'on fait ou du grand air où ils nous laissent souffler en jouant de leurs côtés.

Nous nous rendons compte que lorsque la situation est tendue pour nous (recherche d’un bivouac pour la nuit, route difficile etc.), on est tous tellement fusionnés, qu’ils viennent rajouter une couche de pression. Et dans ces cas-là, la tension dans Caracol est à son niveau le plus haut Yell.

Alors, compte tenu de ce bilan, on croit bien qu'on va le continuer encore un peu ce voyage ...

CinéCaracol

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Itinéraire

Voilà en gros l'itinéraire que nous avons suivi depuis la frontière Chilienne.

 

Le trajet

 

googlemapsExemple

Voyage terminé,

Cliquez sur la carte

pour voir le trajet.


 

Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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