Impressions bleutées

Du 9 au 12 février

LagoArgentino

C'est par un temps grisâtre que nous quittons Buenos Aires mercredi 9 février et que nous nous envolons vers le sud de la Patagonie. Envolons. Enfin. Pas si rapidement que cela. Il nous aura fallu patienter 2h30 dans le hall de l'aéroport avant de pouvoir passer les portes d'enregistrement. Le personnel n'est apparemment pas attaché à ce que les vols partent à l'heure, ici !

Le flegme argentin nous dépasse pour l'instant, avec nos réflexes d'européens. Les enfants prennent leur mal en patiente et improvisent quelques parties de cartes parmi la foule et les chariots. Le vol est magnifique. Le temps célestement beau. Collés au hublot l'intégralité du voyage, nous apercevrons les lagunes, lagos, andes et même le mythique Fitz Roy sans nuage. Démentiel ! On appelle ça "avoir le c.. bordé de nouilles". Cela n'arrive que deux jours par an, nous dira-t-on.  Ce vol nous permettra également de mieux intégrer les distances, les pistes s'égrennent à perte de vue. Caracol, prépares-toi !

A notre arrivée à El Calafate, le beau temps se maintient. Nous sommes désarmés. Nous avons laissé shorts, t-shirt et autres jupettes à Buenos Aires. Nos polaires et gore-tex nous tiennent plus que chaud (vous inquiétez pas, vous verrez dans la suite du récit, qu'ils nous serviront bien ensuite ...).

Le personnel de l'auberge de jeunesse que nous avons réservé s'avère accueillant. Avec Nicolas, nous avons l'impression d'avoir 20 ans ! De jeunes américains friqués se prélassent en terrasse. L'ambiance est branchée. Nous sommes un peu décallés avec nos deux enfants, qui deviennent vite les mascottes de l'auberge.

La ville est surfaîte. Un Chamonix de chez nous. Boutiques branchées, artisanats haut de gamme.

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Le lendemain, après une bonne demi-journée d'école, nous partons à pied à la découverte du lago argentino (plus grand lac d'Argentine, qui borde El Calafate) et de la richesse de sa faune et de sa flore. Estéban et Titouan y verront leurs premiers flamants roses. Majestueux.

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Ainsi qu'une multtudes d'autres oiseaux, canards ... Les bords du lac sont parsemés de camomille. C'est magnifique. Nous profitons même de la plage.

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Le lendemain, nous sommes quand même venus pour ça, nous partons à l'assaut du Périto Moreno ! La route est belle. Elle longe le lago argentino, bleu turquoise.

De-ci-de-là se trouvent des arbustes remplis de calafates, baies bleues comestibles au bon goût de myrtille, qui ont donné son nom à la dite-ville. Nous rirons de nos langues colorées de bleu. Estéban condamnera d'ailleurs son t-shirt à la poubelle.

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Et puis, au détour d'un virage, nous l'apercevons enfin. Il est là. Imposant. Enorme. Bleu. Quelques "glaçons" s'échappent sur le lac comme s'il voulait nous appâter.

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Seul glacier stable au monde, le périto moreno se déverse dans le lago argentino autant qu'il se charge en neige dans sa partie haute côté chilien.

Notre première approche se fera via un ferry touristico qui nous amènera à son pied. Parce qu'il y a trop de monde sur le bateau et que le bruit du moteur couvre le grondement du glacier, nous serons déçus de cette balade.

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Les grandes passerelles aménagées face au glacier nous raviront beaucoup plus. Le glacier gémit, craque tel le tonnerre. En s'approchant le vent frais nous glace les os. Nous assisterons même à plusieurs chutes de glace. Du grand spectacle ! comme vous pourrez le voir dans CineCaracol.

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Le site est splendide. Il donne envie de s'y éterniser. Surtout en fin de journée quand la foule est partie. Mais sans Caracol, ce n'est pas possible. Dommage.

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La suite se déroulera au Chili ... et pour le CinéCaracol, c'est dessous.


CinéCaracol

 

Le trajet

 

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Les pas du Consul

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RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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