L'Oro verde

Du 17 au 22 octobre 2011

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Notre entrée en Equateur est pour le moins surprenante. Le type de paysage qui nous attend de l’autre côté de la frontière est déconcertant. Au sable gris et sale du nord Pérou font face d’énormes  champs de bananiers. Cette région est appelée l’Oro verde en raison des bénéfices économiques ramenés par l’exportation de la banane.

La végétation est abondante.

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Il fait une chaleur à mettre tout le monde sous la climatisation. Mais c’est une option que ne détient pas notre cher Caracol … Alors, on dégouline ! Après une nuit à Machala uniquement pour se procurer une assurance véhicule, nous prenons la route en direction de Cuenca.

Titouan et moi, nous tenions à passer par Cuenca. L’objet de cet entêtement : le chapeau appelé communément chez nous « Panama » est fabriqué en Equateur et plus précisément à Cuenca. Alors pourquoi me direz-vous l’appelle-t-on Panama ? Lors de son exportation, les cargaisons transitaient par le canal de Panama et certaines « se perdaient » dans la ville ; si bien que les panaméens portaient tous ces fameux chapeaux. Les équatoriens, voulant rétablir l’origine du chapeau, lui ont alors donné le nom de Montecristy (nom de la région équatorienne où est cultivée la fameuse palme nécessaire à sa fabrication). Donc revenons à nos moutons :  Titouan voulait aller à Cuenca parce que, pour son anniversaire, il réclame ce chapeau. Pour ma part, ce sont les techniques de fabrication qui attirent ma curiosité.

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Nous serons comblés par le joli musée du chapeau et sa boutique.

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Nous nous ferons faire Titouan et moi des chapeaux sur mesure. Pour Titouan, avec encore plus de classe puisqu’il aura droit au superfino!

Nous trouvons la ville jolie mais pas à la hauteur de la réclame qu’en fait notre guide.

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C’est malgré tout une ville coloniale tranquille.

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Notre bivouac n’est pas des plus glamours : entre deux carcasses de vieux bus défoncés, au milieu de poubelles  mais plutôt calme pour être en centre ville. Nous nous en contentons.

Le bivouac de notre destination suivante correspond plus à notre attente. Le Parc National Cajas nous offre une belle escapade … dans les Pyrénées !

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Bien que Nicolas ait été obligé de sortir la machette pour se « tailler » la route aux dimensions de Caracol, le relief et les paysages qu’offrent ce parc ont un petit air de Néouvielle et de Colomers.

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De quoi nous sentir comme chez nous. Seule la végétation, à y regarder de près, n’est pas la même. Le parc est aménagé.

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Qu’il est bon de refaire des balades et de bivouaquer seuls au monde. Le parc se prête à l’observation des oiseaux. Soit disant. Comment dire ? Avec deux loulous déchaînés, les oiseaux se feront discrets !

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Le tour de la lagune Llaviucu, est malgré tout bien agréable. Le lendemain, le tour de la lagune suivante, située à 3900 m d’altitude, l’est tout autant.

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Le centre d’interprétation du parc est très bien fait. Nous y passerons un bon moment. Estéban se régale de faire les puzzles proposés.

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En descendant vers Guayaquil, nous retrouvons les bananiers mais également des cacaotiers et des rizières.

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La gourmandise de Nicolas n’y tenant plus, il s’arrête en bord de route et revient avec une noix de coco et … un régime de banane (pour 1 dollar) !

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Régime que l’on mettra plus de quinze jours à terminer à mon grand désarroi  (pas facile de stocker un régime dans 12 m², faut être inventif !). Et pourtant, ce ne sera pas sans compter sur la belle contribution de Stéphanie ;-) qui mangera sa banane journalière non pas parce qu’elle adoorrre ça, mais pour me voir arrêter de pester contre ce stock de bananes qui ne descend pas ! Verdad ?

Nous arrivons à Guayaquil deux jours avant l’arrivée de Stéphanie et Guy.

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Une vidange et un changement de plaquettes de frein plus tard, nous voici en recherche d’un stationnement pour la nuit. Ce ne sera pas chose aisée. Guayaquil a sa petite réputation. Pourtant aucun parqueo du centre-ville ne nous veut : les raisons invoquées sont aussi différentes que surprenantes, nous laissant pantois. Notre mauvaise humeur est donc proportionnelle au temps passé dans cette recherche.

Nous nous rabattons donc vers le parking de l’aéroport. Il doit faire 40°C dehors. La nuit, la température ne descend pas. On dirait même que Caracol fait exprès d’emmagasiner la chaleur pour mieux nous la retransmettre la nuit venue ! Autant dire qu’on n’est pas au mieux de notre forme.

Et pourtant, malgré nos recherches supplémentaires le lendemain, nous ne trouvons rien de mieux. Même les hôtels ne nous veulent pas. Nous faisons un tour dans le centre en attendant papi et tatie. Le parc Bolivar ravit les garçons. Peut-être le seul parc de centre ville au monde où vivent des iguanes en liberté ?

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Le malecon, nous séduit tout autant.

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Quelques heures plus tard, l’excitation est à son comble. Papi et tatie vont arriver dans quelques heures. L’hôtel est réservé, notre parking trouvé, la banderole d’accueil réalisée, même les courses sont faites bien que dans la précipitation (et pourtant, en raison du monde aux caisses, cela me vaut une bonne engueulade ;-). Bon, certes, 10 minutes avant l’arrivée programmée de leur vol, j’étais encore dans le supermarché…  Nous arrivons dans le hall de l’aéroport sur les chapeaux de roues … pour finalement constater sur le tableau d’affichage que l’avion a quatre heures de retard ! Tout ça pour ça. Et nous pensons à Stéphanie et Guy, qui après 24 heures de vol, doivent en avoir plein les pattes. Les garçons, déçus, partent au lit se coucher.

Le lendemain matin, tout le monde est réveillé tôt. Ouahhh. Ils sont enfin là ! Ca nous fait du bien de serrer la famille dans nos bras. Leurs sacs sont chargés de cadeaux, de livres pour les enfants, de bouquins pour les grands, de jouets, d’une dizaine de fromages ( !), de saucissons, de bonnes bouteilles de vin … bref, c’est Noël avant l’heure, la caverne d’Ali Baba qui s’ouvre devant nos yeux.

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Nous partons tous les six à l’assaut de la ville et de son cerro aux maisons colorées.

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Sous une chaleur accablante (ce qui nous vaudra quelques photos collectors), nous grimpons les 444 marches qui nous mènent à l’église Santa Ana qui surplombe la ville.

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Titouan et Estéban grimpent courageusement. Nous ne sommes que trop fiers d’eux.

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Le soir, Stéphanie et Guy dorment à l'hôtel. Et dans leur hôtel, il y a une chose qui ravie les enfants : une baignoire ! Ils s'en donnent à coeur joie. Nous, c'est l'air conditionné qui nous enchante.

Demain, nous laissons Caracol au parking pour cinq jours. Nous partons au 7ème ciel ! Je rassure Magali, rien à voir avec la hauteur de la capucine ;-) …  mais plutôt avec le paradis sur Terre que sont les îles Galapagos.

CinéCaracol

Le CineCaracol aura cette fois-ci des airs de documentaires animaliers ...

Itinéraire

Voilà en gros l'itinéraire que nous avons suivi entre la frontière et Guyaquil.

 

Le trajet

 

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Voyage terminé,

Cliquez sur la carte

pour voir le trajet.


 

Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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