Au pays du vent

Du 12 au 18 février

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Samedi matin, direction Puerto Natales. La route est longue pour rejoindre le Chili : 5 heures. Heureusement Kung-fu Panda et Lilo & Stich font régner le calme dans le bus bondé qui nous conduit.

Les paysages que nous traversons sont désertiques ; ils ressemblent à l'idée que l'on se fait de la Patagonie : immenses, plutôt plats, sans végétation. Les estancias (fermes patagones) longent la route. Deci-delà, nous apercevons un gaucho sur son cheval (nom que l'on donne aux gardiens de troupeaux, ici des moutons).

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Nicolas me fait remarquer qu'ici, en achetant une estancia, t'as intérêt de prévoir un sacré budget clôture. Effectivement, clôturer ces immenses propriétés de plusieurs centaines, milliers d'hectares n'est pas une mince affaire (les tontons, y'aurait du boulot).

En s'approchant du Chili, la végétation apparaît. Quelques arbustes tout d'abord, puis des arbres, des lengas (appelés en France "hêtres de la Patagonie" qu'on ne trouve qu'à ces latitudes, soit en Australie et Nouvelle-Zélande). La route devient sinueuse. Au loin, le parc Torres del Paine pointe le bout de son nez. Majestueux. Les sommets enneigés de ces montagnes semblent surréalistes. Nous passons la frontière. Tout semble plus strict au Chili.

Arrivés à Puerto Natales, nous faisons connaissance avec notre nouvelle auberge.

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Un pot d'accueil nous est même offert. Du vin chilien pour les grands et un jus de pomme frais pour les petits. Dessuite, nous nous sentons comme à la maison. Nos hôtes sont aux petits soins pour nous. Les pâtisseries "maison" du petit dej' raviront nos papilles en manque de sucre. Nous repartirons même avec la recette d'un cake au citron fabuleux.

Estéban rechigne à jouer avec Olivia, la petite fille de la maison. La barrière de la langue, sans doute, le frustre. Il en est de même pour tous les adultes que nous rencontrons et qui lui disent des mots gentils : " Que lindo!" (qu'il est mignon!). Il se cache derrière nous et boude. Grrrr !

Tranquillement, nous irons voir le front de mer et ferons les courses pour le repas du soir. Nous paierons la nonchalance qui nous envahit ce jour-là. Et oui, nous voulions louer une voiture pour passer deux jours dans le parc Torres del Paine et les bureaux de location de voiture, le dimanche ... sont fermés ! Tous les hébergements sont complets. Et nous ne pouvons décaler la suite du voyage à cause des réservations de bus et d'hôtels que nous avons faites.

Dimanche pluvieux ... dimanche studieux. Nous ferons l'école une bonne partie de la journée,

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le tri des photos (et y'a du boulot !), et planifierons la journée du lendemain.

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Contraints et condamnés au bus touristique, c'est le moral dans les chaussettes que nous aborderons cette journée humide du lundi 14 février.  Il a plu toute la nuit, comme vache qui pisse, passez-moi l'expression. La patagonie nous montre son côté rude en cette saint-Valentin. Nicolas veut même annuler notre excursion. L'idée de passer une journée dans un bus qui nous arrête 20 minutes à chaque mirador sous la pluie battante ne nous enchante guerre. Dans ces cas-là, Caracol nous manque d'autant plus. Nous décidons de le prendre à la rigolade et à la dérision. C'est Thomas & Claire qui doivent faire des bonds sur leur chaise (eux qui nous avaient planifié deux bonnes et belles journées).

Nous avons l'impression d'être en sortie scolaire de fin d'année, quand personne n'écoute le guide et que tout le monde rechigne à sortir à chaque arret. Bref, ce n'est pas notre tasse de thé. Nous nous consolons en pensant au jeune couple de français que nous avions rencontré la veille et qui a dormi sous la tente sous cette pluie battante sans équipement.

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Et puis là, magie de la patagonie ..., les nuages commencent à se déchirer, le soleil apparaît et les montagnes se dévoilent. On oublie tout . Nous sommes tout simplement envoûtés ! Les haltes sont évidemment trop courtes. Et ne nous permettent pas de réellement en profiter, mais nous donnent un bon aperçu et envie d'y revenir.

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Les enfants sont fascinés par les guanacos (Thomas, nous aurons beau chercher Pyréna et Salvador, les deux pumas, nous ne les verrons pas : tu parles, un bus jaune fluo et violet roulant comme un taré sur les pistes en graviers, les aura fait se planquer).

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Le soleil n'aura pas encore percé les nuages pour nous permettre de voir l'emblème du parc, les fameuses Torres (tours).

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En revanche, nous aurons un temps superbe pour admirer les Cuernos (cornes), autre symbole, se reflétant dans les lagos Nordenskjold (n'essayez pas de le prononcer, c'est impossible !) et Pehoé.

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Le parc est magnifique. Il nous donne envie d'y revenir plus tard seuls tous les deux pour faire un trek.

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Nous quittons Puerto Natales le lendemain. Direction Puntas Arenas, sur les rives du détroit de Magellan. Nous avons rendez-vous avec les pingouins de l'île Magdalena. La Mère Consul nous a lancé un défi à relever Wink: prendre le consul en compagnie des manchots. Et nous, on aime les défis ...

Nous nous rendons sur l'île par le bac qui fait aussi la traversée du détroit de Magellan et relie la terre de feu au reste du continent. Deux heures de navigation sur le détroit. Nicolas est tout fou !

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Nous sommes nombreux sur le bateau. Il y en a qu'un par semaine. Aux abords de l'île, nous apercevons les pingouins tels des petits points. Ils sont nombreux dans cette colonie : on dénombre 50.000 couples. Nous nous demandons qui est réellement au zoo. Si c'est eux ou nous. Quoiqu'il en soit, les enfants sont ravis.

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Les pingouins leur passent devant. Les regardent en dandinant la tête de droite à gauche. Une maman donne la becquée à son petit, qui en redemande encore. Leur démarche nous fascine.

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Lors des prises de vue, le Consul se fera même piquer les fesses. Il a eu chaud, le coco !

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Le lendemain sera pour nous une journée détente en compagnie d'une famille française en camping-car (les TROPETO). Nous passons un moment bien sympathique à parler voyage, bons plans, enfants avec eux sur le parking d'un hôtel où ils ont garé leur CC et une soirée arrosée pour approfondir notre connaissance des vins chiliens ;-).

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Nous les recroiserons certainement plus tard quand nous aussi, nous aurons retrouvé notre Caracol. Une anecdote amusante. Nous nous étions contactés par Internet et devions nous retrouver en ville le lendemain. En attendant notre bateau au port pour aller voir les pingouins, qui voyons-nous débarquer du bac entre la Terre de Feu et Punta Arenas? Les Tropeto. Du coup, nous nous mettons à crier comme des fous et à sauter au milieu de la foule attendant le bateau... discret, je vous dit...

Enfin, nous passons notre dernière journée au Chili à faire l'école. En fin de journée, Nicolas nous trainera au cimetière municipal (encore ! Y'a besoin d'une thérapie là, non, vous ne croyez pas ? ...), l'un des plus fascinant d'Amérique du Sud (dixit le guide Lonely Planet). Oui, enfin, un cimetière, ça reste un cimetière.

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La suite se déroulera en Terre de Feu ... et pour le CinéCaracol, c'est dessous.

CinéCaracol

Et pendant ce temps-là, du côté des enfants...

 

Le trajet

 

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Voyage terminé,

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Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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