Du Panama au Costa Rica : entre jungle et plage

Du 22 novembre au 8 décembre

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Dès Caracol assuré de partir sur son bateau (ce qui n’était pas une mince affaire), nous sautons dans un avion pour le Panama. A peine une cinquantaine de minutes de vol et nous voyons la ville de Panama City défiler par le hublot. Première surprise, on a dû se tromper ; ce qu’on voit ressemble plus à une ville nord américaine qu’à ce qu’on attendait d’une ville d’Amérique Centrale. Ah oui, au fait, chao Amérique du Sud, et « bienvenidos » en Amérique Centrale !

Panama : Bienvenue en Amérique Centrale !

Nos premiers tours de roue en Amérique Centrale se déroulent dans la ville de Panama City. Et c’est dans un bus surchargé (Nous devrons y rentrer avec nos sacs au chausse-pied sous le regard noir d’usagers déjà écrasés contre les fenêtres!), nous menant de l’aéroport à la ville, que nous les faisons. Bien obligé, car notre Caracol se tape une petite croisière tout seul pendant ce temps. Sans doute sa revanche pour les Galapagos, le veinard ! De gigantesques buildings tous plus grands les uns que les autres se dressent face à la mer tandis que la cohue des gros 4x4 aux vitres fumés et des taxis jaunes pressés s’agite à leurs pieds.

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On voit également des McDo à chaque coin de rue ! On a dû se tromper de pays. Néanmoins un incident nous ramène vite à la raison. Notre bus décide de faire la course avec un autre qui essaie de nous dépasser. Ce qui devait arriver arriva : le rétro de l’autre bus vint se frotter sur la carrosserie du notre. Les deux bus pilent alors (nous on s’accroche comme on peut) et les chauffeurs commencent à s’échanger des amabilités aux sonorités bien castillanes. Ouf, nous sommes bien en Amérique Latine !

Nous découvrons avec plaisir notre hôtel qui sera notre camp de base le temps de sortir Caracol du port.

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Le quartier est sympa, pas loin de l’administration du Canal de Panama, plein de vieux bâtiments construits du temps où les Etats-Unis administraient le Canal.

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Il y a même une cuisine extérieure sous un quincho !. Nous nous réjouissons de pouvoir nous faire à manger nous-mêmes car on commençait à en avoir marre du poulet-riz-frite qu’on a dû ingurgiter à presque tous les repas à Cartagena !

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Il y a une petite épicerie à deux pas et nous y allons faire trois courses. Nos ardeurs sont freinées devant le vide abyssal des rayons. J’exagère. Il y a bien des frigos entiers remplis de bière (bon point), et de boissons gazeuses sucrées (moins bon point), mais pour ce qui des denrées fraiches, c’est la misère. On nous avait prévenu, en Amérique Centrale, l’approvisionnement n’est pas simple. Pour ceux qui nous connaissent, imaginez notre désarroi (enfin, surtout celui de Nad) !

Nous rencontrons à l’hôtel Gilbert, un franco-américain qui descend depuis San Francisco jusqu’à Ushuaia en moto. Il est accompagné d’un australien, d’un anglais et d’une thaïlandaise : 3 BMW et un van. Je bave bien entendu devant les BMW… Les pauvres sont en train d’essayer d’envoyer leurs montures en Colombie et suent sang et eau devant l’administration panaméenne. Gilbert nous propose de passer le voir chez lui à San Francisco. J’espère que nous en aurons l’occasion !

Caracol étant toujours en croisière, nous partons à la découverte de Casco Viejo, le quartier le plus ancien de Panama City. Enfin, il en existe un plus ancien, c’est l’ancien site de la ville de Panama qui fut littéralement rasé par le pirate Francis Drake. Les enfants, quand nous leur contons cette histoire, sont sous le charme. Des histoires de pirates pour de vrai!

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Casco Viejo, est inscrit au patrimoine de l’humanité. Mais il est vide. Ne restent que les façades des bâtiments anciens (l’intérieur est le plus souvent effondré et à l’abandon), quelques hôtels et restaurants, et des églises.

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On y trouve également l’ambassade de France, sur la place de France, sur laquelle est érigé un obélisque surmonté d’un fier coq gaulois, élevé en l’honneur des ouvriers et ingénieurs français ayant participé à la construction du canal. Le palais de la présidence du Panama se trouve un peu plus loin.

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On a un peu l’impression d’être dans un No man’s land artificiel. La présence du bâtiment de la présidence dans ce quartier un peu lugubre nous étonne. Imaginons le palais de l’Elysée aux portes d’une cité dans un quartier désaffecté. Sûr que ça plairait à son locataire actuel !

Nous en profitons pour visiter le musée du Canal de Panama, plutôt bien fait.

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Car nous sommes à deux pas du fameux Canal ! Les travaux pour sa construction ont commencé sous l’impulsion des français à la fin du XIXème siècle mais ont dû s’arrêter une dizaine d’année plus tard à cause de la mauvaise gestion de l’entreprise française (sic) et également à cause des difficultés rencontrées, notamment des maladies liées à l’environnement : la malaria et la fièvre jaune couteront la vie à 22000 français venus y travailler. Les Etats-Unis reprennent les travaux un peu plus tard. A ce moment la technologie et la médecine ont fait quelques progrès et, notamment, l’utilisation massive d’insecticides assainit la zone de construction du canal qui sera inauguré en 1914. Les américains en garderont la gestion jusqu’en 1999 où il fut rendu au Panama.

Là où il est question de la joie de sortir son véhicule d’un port

Après 2 jours d’attente, notre Caracol est enfin disponible à Colon, ville portuaire située sur la côte Caraïbe, réputée très dangereuse. Nad et les monstres restent à l’hôtel tandis que moi je pars m’amuser avec les diverses démarches administratives. Je vous passe les détails mais imaginez que la maison des fous des 12 travaux d’Astérix était de la rigolade par rapport à ce que j’ai vécu !

Allez, juste un petit aperçu illustratif de la journée. Vers 15H30, alors que le port ferme ses portes à 16H, me voici assis au volant de Caracol prêt à démarrer afin d’affronter la dernière épreuve : la vérification douanière du camion. Tout joyeux, m’imaginant déjà libre, je m’apprête à démarrer lorsque … je m’aperçois que la batterie camion est vide. L’heure est grave, j’ai une demi-heure pour trouver une solution, sinon le camion ne pourra sortir que 4 jours plus tard, car un week-end prolongé pour cause de jour férié pointe le bout de son nez (moi qui croyais que seuls les français y avaient droit). Je demande à l’employé du port de m’aider à démarrer à l’aide d’une des 3000 voitures neuves ou usagées qui nous entourent, la clé sur le contact. Le bougre ne veut rien savoir. Interdit ! La seule solution est de retourner à la caisse du port (située à 4-5 km, le tout à faire à pied) afin de payer par avance pour qu’un dépanneur vienne. Pas le temps alors puisque le port va fermer ses portes ! J’arrête alors un camionneur qui passait par là pour lui demander de l’aide. Il me répond que oui mais me demande d’attendre « un ratito », comprenez un petit moment. Au bout de 15 minutes, j’y retourne et il m’envoie balader en me disant qu’il a changé d’avis. Cabron ! Là, je commence à bouillir. Je pars donc vers l’entrée du parking, l’employé du port me suivant en courant, et je pousse une gueulante, utilisant plein de jolis mots que mon frère m’avait appris du temps où il vivait au Mexique. Là, un second préposé du port regarde mes documents et dit qu’il n’y pas de problème puisque dans les frais déjà payés, le dépanneur est compris. Le gars du port qui m’accompagnait me demande alors : « mais pourquoi tu l’as pas dit que t’avais déjà payé » (sic)? Ceux qui ont dû affronter les méandres administratifs et financiers d’un port apprécieront.

Comme par magie, le dépanneur arrive et me démarre à l’aide d’un câble. Vite, direction  la douane où je me présente à l’ultime épreuve (sans couper le moteur), heureux ! Nouvelle erreur ! Le douanier à qui je montre mes documents (et qui a déjà les boules d’avoir dû m’attendre – il est 16H30) commence à me hurler dessus en me demandant où se trouve le papier original que devrait m’avoir remis la douane centrale. Quel original ? J’ai là tous les papiers que m’a remis la douane centrale, rédigés en triple exemplaires s’il vous plait ! S’en suivra un dialogue de sourd qui durera une bonne vingtaine de minutes, entrecoupé d’appels téléphoniques à la douanière qui m’a fait les papiers. Le ton finira par monter, monter, monter jusqu’à ce que, dépité, le douanier capitule et me remette le sésame pour la sortie, l’ultime tampon vert (attention, la couleur a son importance !) d’un air dégoutté.

Me voici libre avec Caracol ! Libre, sauf que avant de sortir, il me faut rendre mon badge à la sécurité remis en échange de mon passeport ; le badge en question ne se trouve bien évidemment plus agraphé sur ma chemise, trop simple ! Je le retrouve au bout d’une fouille exaspérée du camion qui dure une bonne dizaine de minutes : il était tombé dans un coffre lorsque je cherchais les câbles de démarrage de la batterie ! Bref, ces quelques lignes ne sont qu’un exemple de la journée type d’un voyageur cherchant à récupérer (ou envoyer ça marche pareil) un véhicule par bateau… Avis aux amateurs…

Les enfants sont fous de joie quand j’arrive à l’hôtel. Nous mesurons la chance que nous avons de voyager avec notre maison sur le dos ! Ras le bol des hôtels !

Le lendemain, nous partons visiter les écluses de Miraflores, écluses ouvrant le canal sur le Pacifique.

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L’expérience est impressionnante. Voir ces géants des mers que sont les pétroliers ou les porte-conteneurs passer à 10 cm prêts les écluses, s’élever ou descendre de 8 mètres à chaque palier, puis continuer leur chemin vers le Pacifique est quelque chose de magique.

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Penser que la machinerie qui permet cela a 100 ans laisse pantois. Les garçons en ont le bec cloué, et ce n’est pas tous les jours le cas :-D. Seule la foule massive des visiteurs gâche un peu le plaisir.

Nous prenons la route de la Playa Santa Clara, décrite par notre guide comme la plus belle du pays. Les abords de la plage sont inaccessibles à cause du monde, normal on est dimanche L’accès au parking est complètement bloqué et le demi-tour avec Caracol m’arrache des commentaires rageurs ! Après avoir un peu cherché, nous trouvons un accès piéton et allons nous tremper. Nous allons passé la nuit dans un camping un peu excentré par rapport à la plage (donc plus calme) et tombons sur une famille française originaire de Guadeloupe et voyageant dans un camping-car américain : Vanessa, Ludo et leurs trois enfants : Teiki (16 ans), Manéa (10 ans) et Natan (2,5 ans).

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Ils viennent du nord et cherchent à passer en Colombie. Ils sont partis depuis 6 mois et ont passé pas mal de temps à surfer sur les belles vagues d’Amérique Centrale : et on les comprend, va ! Vanessa est issue d’une famille de voyageurs et a vécu 18 ans sur un bateau ! On est des amateurs, j’vous dis ! Nous passons deux jours en leur compagnie sous le quincho du camping, à échanger anecdotes et bons plans, tandis que les enfants font les fous dans la piscine, sous les averses tropicales ; la pluie est en effet  une constante depuis notre arrivée au Panama (toujours en saison des pluies) !

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Et oui, une journée en la saison des pluies ici, c’est comme une journée en Bretagne l’été, il fait beau plusieurs fois par jour (celle là elle est pour toi Eric !)…  Et en plus, l’humidité de l’air et la chaleur rendent les nuits étouffantes. Nad qui ne dort plus depuis 2 ou 3 nuits me vire d’ailleurs du lit. Il paraitrait que mon dos fasse « radiateur » ! Non mais j’vous jure !

Au moment de partir, nous nous rendons compte qu’il y a eu un problème avec le camion car la ventilation ne marche plus. Le démontage de la boîte à fusible montre qu’il y a eu un gros court-circuit.

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Est-ce une conséquence de la traversée (avec la batterie qui était à plat), un problème lié à la pluie qui nous coule dessus par douche entière depuis le nord de la Colombie, ou tout simplement la faute à pas de chance ? Toujours est-il que nous devons réparer au plus vite. Nous abandonnons l’idée d’aller nous poser quelques jours sur une plage déserte un peu plus au nord et filons vers David la grosse ville du coin.

La réparation se déroulera en 2-3 heures dans la cour boueuse et sale d’un « electromecanico » local mais qui fera du bon boulot, identifiant le court-circuit et posant une dérivation avec un disjoncteur plus sûr qu’un fusible d’après-lui, mais nous assaisonnant sur la facture.

Bref, voici Caracol opérationnel de nouveau et nous décidons de partir vers le Costa Rica tout proche, espérant retrouver la fin des averses un peu plus au nord et un peu plus de fraicheur.

Costa Rica : vacances au soleil … ou presque

Le passage de la douane se déroule assez bien dans le fond, entre bureaucratie inutile, rabatteurs cherchant à nous « aider », douaniers acariâtres communiquant par onomatopées et gestes nerveux, paiements diverses et variés et pluie diluvienne. Nous fuyons et finissons, la nuit bien installée, par trouver un bivouac en bord de mer, toujours sous des trombes d’eau.

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Nous continuons notre route vers les parcs nationaux de la côte pacifique, à la recherche de belles plages où bivouaquer. Le premier qui s’offre à nous est le Parc Manuel Ballena. Nous y dégottons sur les conseils de Laëtitia et Greg notre premier bivouac les roues dans l’eau, ou presque, à l’ombre des cocotiers. Nous y serons seuls, mais toujours sous la pluie. Vite, il nous faut une danse du soleil !

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Nous sommes pourtant début décembre et la saison des pluies devrait être finie. On commence à en avoir marre d’être rincé ! Alors, 1er décembre oblige, Nad et les enfants s’affèrent à décorer le sapin de Noël dans le camion. C’est de saison ! Pourtant, ça nous fait tout drôle de décorer un sapin alors que nous sommes sous les cocotiers. Ce petit arbre tant attendu par les enfants trouvera tout naturellement sa place dans un coin du camion.

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Après une nuit fraiche et agréable bercée par le bruit des vagues, le matin s’annonce plus clair. Je dis à Nad : «  C’est décidé, c’est aujourd’hui la fin de la saison des pluies ! » Comme par magie, il ne pleuvra pas de la journée. Ni les jours d’après. Je vais penser à me reconvertir en monsieur météo ;-). Comble de bonheur, des dauphins viennent nous saluer en sautant face au camion.

L’école se passe comme elle peut ( ;-), puis vient le moment de se tremper dans la mer chaude. Titouan sort son body board et s’en donne à cœur joie tandis que, Estéban dans les bras, nous jouons à résister aux forts rouleaux du pacifique.

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La plage est complètement vide, tout cela a un petit air de Paradis. Le Costa Rica tient ses promesses !

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Le supermarché du coin s’avère bien mieux achalandé que ceux rencontrés au Panama. Bien plus cher aussi. On atteint des sommets et on ne comprend pas comment les ticos, les habitants du Costa Rica, peuvent faire. Nous rencontrons deux béarnais vivant ici depuis pas mal de temps. On découvre qu’une communauté française importante vit ici, et bien sûr nord européenne et nord américaine. Cela se vérifiera sur toute la côte.

Nous arrivons au Parc Manuel Antonio. Les abords ressemblent à la Côte d’Azur, succession d’hôtels et de restaurants luxueux. Nous déchantons. Nous trouvons pourtant un parking donnant sur la plage. Je me fais arnaquer par un gars se prétendant être le gardien. On découvrira le lendemain qu’il n’en était rien. Sans doute un « craqué », un des nombreux drogués qui hantent les coins touristiques du Costa Rica. Drogue et prostitution sont le revers de la médaille du développement touristique exponentiel qu’a connu ce pays, et ne semblent pas vraiment être pris en considérations par les autorités locales.

Nous partons au petit jour explorer le parc.

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Nous sommes accueillis par les cris des singes hurleurs, très impressionnants. Les petits n’en mènent pas large ! La balade en forêt sera bien agréable mais nous n’apercevons que quelques singes capucins sautant de branche en branche.

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Par contre, nous nous émerveillons devant les morphos, gros papillons bleus virevoltants. Le parc protège également quelques plages magnifiques. En nous dirigeant vers une de celle-ci, nous découvrons une femelle paresseux et son petit dans ses bras.

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Nous nous installons dans un recoin de la plage. Vers 11H00, nous voyons débarquer une bonne quinzaine de singes capucins.

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Ils viennent faire leurs courses directement dans les sacs des plagistes ; nous en verrons un sauter sur un gamin et lui piquer le paquet de chips qu’il a dans les bras ! Et ils ne sont pas seuls à jouer ce jeu là : débarquent également des ratons laveurs et des coatis.

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Le soir, la plage se couvrira de bernard-l’hermite par centaine, courant sur le sable à la joie des enfants.

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Titouan et Estéban ne sortent presque jamais de l’eau tandis que Nad et moi profitons de l’ombre des cocotiers.

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Estéban se met soudain à hurler dans l’eau, dans un long cri ne voulant jamais s’arrêter. Nous le sortons vite et nous rendons compte qu’il a été piqué par un poisson. Aussitôt de nombreux ticos s’approchent (une bonne dizaine) et nous disent de recouvrir la jambe de sable chaud pendant une dizaine de minutes. L’expérience est concluante et notre ptit père se sent mieux en quelques minutes. Un petit garçon de son âge le veille pendant tout ce temps, lui recouvrant consciencieusement la jambe de sable chaud en permanence, en connaisseur. C’est touchant.

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Alors que je faisais une petite sieste bien méritée, une voix parlant français avec un accent bien reconnaissable me tire du sommeil.

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De nouveaux voisins viennent de s’installer à l’ombre de notre palmier ; il s’agît d’une d’Isabelle, de Marc, d’Emile (10 ans) et de Julien (8 ans), Québécois en voyage pour une quinzaine de jours au Costa Rica. Quelle aubaine pour les garçons : des copains parlant français et de leur âge (même s’ils ont l’accent « suédois » comme dit Titouan!). Ils n’en demandaient pas tant ! Aussitôt les garçons font connaissances et partent plonger tandis que les parents papotent. Nous passons une bien agréable journée. Nous repartons avec une invitation à leur rendre visite entre Montréal et Québec. Merci pour cette bonne journée et profitez bien de l’hiver canadien !

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L’étape suivante sera pour Jaco, ville phare des surfeurs américains. Nous trouvons un bivouac cette fois directement sur la plage et sous un cocotier. Il y a pire.

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L’école se fera dehors pendant que je bricole le camping-car.

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La plage est moins belle mais le bivouac agréable. De grosses vagues font le bonheur de Titouan qui maitrise de mieux en mieux son body.

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Alain et Brigitte nous abordent. Deux niçois ayant tout vendu en France pour s’installer au Costa Rica. Nous prenons une bière en échangeant sur nos expériences, différentes certes, mais complémentaires sur pas mal de points. Nous vous souhaitons chance et réussite dans vos projets!

Voici une autre chose que nous a appris le voyage au grès des rencontres : il y a maintes façons de voyager, de partir, de vivre son rêve, chacun le réalisant à sa manière, à son goût, à son rythme. Qu’on cherche un combat physique contre soi-même, des rencontres avec des populations locales, des paysages, des découvertes culturelles, de l’aventure, de la sécurité, de la plage, de la montagne … qu’on soit à pied, à vélo, à moto, en 4x4, en camping-car, en stop ou en hôtel 5 étoiles etc… peu importe ! « Chacun, sa route, chacun son chemin » comme dirait l’autre  J . L’essentiel étant d’être bien dans ce que l’on fait, de ne pas tricher, d’être en accord avec soi-même, de laisser ses certitudes au placard, de s’ouvrir aux autres, aux découvertes, au monde, humblement. Et c’est dans cet esprit que nous prenons plaisir à rencontrer, à partager, à écouter, cela sans préjugé, sans a priori, sans concurrence.

Après ces quelques jours de plage, nous décidons de faire une petite incursion dans les terre. Départ pour le volcan Poas, un des rares volcans où l’on peut accéder facilement au cratère. Nous nous arrêtons d’abord observer quelques crocos du haut d’un pont. Brrr, ça ne donne pas envie de se baigner !

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Nous traversons ensuite de jolies plantations de café et prenons de l’altitude. Nous ressortons même les couettes pour la nuit ! Au matin, le temps est un peu couvert. Nous partons quand même dans le parc. Nous y retrouvons nos québécois (on s’était donné plus ou moins rendez-vous). Nous partons ensemble découvrir le cratère.

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Le volcan fume fortement, dégageant une odeur de souffre. On sent la force de la Terre derrière ces volutes de fumées !

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Nous continuons la balade en suivant les sentiers du parc, les enfants caracolant devant et jouant les aventuriers! Nous nous quittons à la sortie du parc, eux quittant le lendemain le Costa Rica, nous, partant vers le nord. A bientôt peut-être? Pour nous remettre du baume au cœur, nous trouvons des cultures de fraises sur les flancs du volcan ! Chouette, on saute sur l’occaz et on repart avec un bon kilo de fraises volcaniques ! Une belle ventrée !

Notre prochaine étape est la péninsule de Nicoya. Mais on hésite car les routes ont la réputation d’être mauvaises. Nous optons pour la Playa del Coco située assez prêt.

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Nous tombons sur une ville non pas costaricaine mais complètement étatsunienne ! Nous n’entendons parler qu’américain ! L’ambiance est particulière. Les gens se déplacent dans des gros 4x4 ou des voiturettes de golf. Nous verrons une course d’orientation organisée pour des participants âgés (à la soixantaine minimum. Jean, tu vas bientôt pouvoir s’installer !), tous en tenues de sport dernier cris. Le soir, la musique est à fond jusque tard dans la nuit, et les bars sont souvent peuplés de sexagénaires mâles et de ticas plutôt proches de la vingtaine. Bref, heureusement la plage est agréable et sauve un peu le reste. Il y a quand même un bon côté : qui dit population riche dit également soins médicaux de qualité. Nous dégotons donc une dentiste disposant du matériel dernier cri qui réussi la prouesse de soigner deux dents à Titouan et une à Estéban sans que le moindre cri ne soit poussé ! Moi qui commence à demander une anesthésie avant même que le dentiste me fasse ouvrir la bouche, je suis espanté !

N’étant pas fans de l’ambiance, nous migrons vers une plage assez proche et très sympa, la playa Ococtal. Nous y passons un bon moment mais le bivouac est impossible à cause des complexes hôteliers voisins. Alors nous revenons dormir à El Coco. Grrrrr.

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Il est temps de quitter le Costa Rica. Nous prenons donc la route du nord et allons explorer la Bahia Salinas avant de quitter le pays.

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Nous dégottons une petite baie pour nous seuls (nous nous prenons pour des Crusoé) … mais la plage est remplie de méduses ! Bon ben, si c’est comme ça, adelante ! On part vers le Nicaragua !

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Et maintenant, les plages en video !

Itinéraire

Voilà en gros l'itinéraire que nous avons suivi depuis Colon (Panama).

 

Le trajet

 

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Voyage terminé,

Cliquez sur la carte

pour voir le trajet.


 

Les pas du Consul

Cliquez sur l'image pour voir le carnet de voyage du Consul

RockyMountains

Rocky Mountain, Colorado, USA

 


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